L’écho des armes, Yann Mens

« À Sarajevo, les soldats ne sont souvent que des enfants. À Bagdad, l’ennemi n’a pas toujours de visage. À Freetown, il resurgit quand on le croyait disparu et, en Palestine, il peut devenir l’ami d’un instant. Mais l’écho des armes retentit partout, même loin des champs de bataille, jusqu’à Paris et aux couloirs du métro… Neuf nouvelles de guerre. Des drames, des innocents sacrifiés, mais aussi des moments furtifs de grâce lorsque résonne une suite de Bach sur une colline afghane. »

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Je ne suis fan ni de recueils de nouvelles, ni de livres jeunesse… Mais ce petit recueil, acheté et lu pendant mes années collèges, trainait dans ma chambre, et comme il n’est pas très épais j’ai voulu le relire.

Il y a 9 nouvelles dans ce court recueil de 150 pages, qui chacune concernent la guerre, d’une manière ou d’une autre.

Ainsi, Metro raconte le quotidien  d’un père et son fils yougoslave, réfugiés à Paris et contraint à jouer de la musique dans le métro pour survivre. Vani trace le parcours d’une jeune sri-lankaise engagée dans la guerre civile, et auteure d’une attaque kamikaze. Scalp suit une amitié de 30 ans entre Pierre, et Ali, deux ingénieurs mais l’un est français, l’autre irakien. Fairouz décrit l’accouchement d’une israélienne par une infirmière palestinienne sur les routes de Palestine.

Chacune des nouvelles repose sur une idée intéressante, une scène qui aurait pu produire une histoire intéressantes. Sauf que le recueil compte 150 pages et 9 nouvelles. Chaque nouvelles est beaucoup trop courte pour transmettre la moindre émotion, beaucoup trop simple pour réfléchir vraiment. Bref, la plupart de ses nouvelles sont dispensables. Je note tout de même Métro, et Scalp qui m’ont un peu plus marqué que les autres, et dont je me souvenais, malgré le temps qui a passé depuis ma première lecture.

J’ai seulement apprécié que ce recueil, à destination de la jeunesse, ne présente pas de « gentils » et de « méchants », mais seulement des personnages en prise avec des guerres, dans laquelle ils ne sont que des pions. il montre aussi l’universalité de la guerre, chaque nouvelle se passant dans un endroit différent ou presque.

Le thème est intéressant, et l’angle de l’auteur également. Mais les nouvelles sont trop brèves, sans vraiment de fins pour la plupart, de sorte que ce recueil ne m’a pas convaincue.

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