Défendre Jacob, William Landay

« Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c’est la foudre qui s’abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d’un camarade de classe. Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en oeuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s’accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu’il connaît si mal. »

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Dernier livre du mois de septembre aujourd’hui, Défendre Jacob est un pur coup de cœur. A première vue, ce gros pavé ne m’attirait pas spécialement pourtant, je l’avais inscris sur ma wish-list il y a plusieurs mois, et je l’ai acheté récemment, d’occasion, sans grande convictions, sans plus me renseigner, juste pour voir. Et bien cela a été un grand succès !

Andrew Barber, premier procureur adjoint du Massachussets, vit dans la petite banlieue de Newton avec sa femme, Laurie, et son fils Jacob âgé de 14 ans. Survient le meurtre de Ben Rifkin, un adolescent dans la même classe que Jacob, dont l’enquête est confié à Andrew. Mais très vite, il est dessaisi de l’enquête et c’est Jacob qui est arrêté. Andrew et Laurie vont alors devoir se battre pour défendre l’innocence de leur fils contre la vindicte populaire, alors même que les preuves s’accumulent, et que le doute s’insinuent en eux.

William Landay a lui même été procureur et avocat, ce qui explique ses excellentes connaissances dans le domaine de la justice, et la cohérence de l’intrigue judiciaire qu’il nous propose. L’intrigue est en effet très bien ficelé et réussit à nous proposer une fin intéressante et pour le moins surprenante. Cela est d’autant plus remarquable que les romans judiciaires ont très souvent une structure comparable: on suit une enquête, laquelle aboutit à un procès dans lequel est accusé une personne qui clame son innocence. Or William Landay réussit malgré tout à renouveler le genre.

Mais ce n’est pas pour cela que Défendre Jacob est un coup de cœur. Ce qui rend ce roman véritablement exceptionnel c’est le développement psychologique qui est donné à chacun des personnes ainsi que l’évolution de leurs relations. Rarement des personnages m’avait apparu si crédible, et si humains dans toutes leurs forces et leur faiblesse, et rarement j’ai eu autant envie qu’ils s’en sortent, tous, aussi indemnes que possibles ! Le roman dissèque véritablement la dynamique de cette famille, et la fait évoluer de manière crédible pendant tout le roman.

En plus de cela, le style de l’auteur est simple mais agréable, ce qui permet d’engloutir les 400 pages du roman, plutôt très vite.

 

 

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Le livre des Baltimore, Joël Dicker

« Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ? »

 

 

 

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Le livre des Baltimore est sorti il y a deux ans déjà…et tout le monde en a parlé il y a deux ans. Moi il m’aura fallu un passage dans un Relay de gare et une journée complète de train pour me plonger enfin dans ce roman et le terminer aussi sec !

Que dire? Ce roman est un immense coup de cœur, il fait parti de ces livres qui ne s’achèvent pas lorsqu’on tourne la dernière page mais qui nous accompagnent encore un peu après.

De Joël Dicker j’avais déjà lu, les deux précédents livres, la Vérité sur l’affaire Harry Québert (que je me suis promis de relire tant je m’en souviens peu) et les Derniers jours de nos pères. Si j’ai aimé ces deux livres, celui ci m’a semblé encore meilleur.

L’histoire est celle de Marcus Goldman, déjà narrateur dans La vérité sur l’affaire Harry Québert. La famille de Marcus était divisée en deux branches, la branche Montclair, dont fait parti Marcus, et la branche Baltimore. Les Baltimore sont montrés comme un modèle absolu, riche et lumineux, Marcus les idéalise totalement.

Si les Montclair ont un fils, les Baltimore en ont un également, Hillel. De plus, les Baltimore ont également presque adoptés Woody, un jeune orphelin ami d’Hillel. A eux trois, Marcus, Hillel et Woody, ils forment le Gang des Baltimore, uni par une amitié indestructible. C’est cette amitié qui sera le cœur du livre.

Mais évidemment tout n’est pas si simple. La famille des Goldman est rongé de jalousie à plusieurs niveaux, et tout semble entourés de secret. On comprend vite qu’un événement est survenu et est venu tout bouleverser pour Marcus.

Tous les personnages sont travaillés et totalement crédibles et émouvants, chacun avec ses forces et ses faiblesses. Ils sont tous absolument lumineux, on s’attache à eux et l’auteur s’attache à nous les rendre vivants.

L’histoire est creusé avec des secrets, du suspens, de quoi maintenir le lecteur en haleine sur 600 pages sans souci. Le style de l’auteur est simple, mais on sent tout le talent de conteur qu’il a.

Bref, un coup de cœur absolu, auquel je n’ai rien à redire. Ce fut une très bonne journée de lecture…Difficile de me replonger dans mon prochain livre après ça !