Le réseau Corneille, Ken Follet

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, les services secrets britanniques ont missionné des espionnes sur le sol français. Ken Follett s’est inspiré de ce fait de guerre véritable pour construire un roman d’espionnage palpitant.
Betty a vingt-neuf ans, elle est officier de l’armée anglaise, l’une des meilleures expertes en matière de sabotage. À l’approche du débarquement allié, elle a pour mission d’anéantir le système de communication allemand en France. Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout… »

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1944, Betty Clairet, officier des services de renseignements anglais, se voit confier la mission de détruire une base téléphonique située à Sainte-Cécile. Après une opération mal menée qui lui coûte de nombreux hommes, Betty se voit donner une seconde chance de mener à bien sa mission. Elle a une semaine pour recruter et former six femmes, pour qu’elles l’accompagnent mener à bien sa mission.

Dans le même temps, Dieter Franck, major dans l’armée allemande, s’est vue confier par Rommel la tache de protéger les positions allemandes. Pendant une semaine il va tout faire pour attraper Betty, cible de choix de ce maître de la torture puisqu’elle a des informations sur de nombreux réseaux de la résistance…

Ca y est j’ai entamé ma wish-list d’octobre ! Et quel roman ! Si j’avais apprécié la lecture des pilliers de la terre cet été, cela n’a rien à voir avec le réseau Corneille, lequel est nettement plus abouti ! Fini les personnages manichéen à l’extrême. Ici le duel qui oppose Betty à Dieter est on ne peut plus équilibré.

Certes, Dieter est présenté comme le méchant, c’est même un maître de la torture, mais c’est aussi un homme fin et raffiné, d’une intelligence supérieure, auquel on s’attache aussi.

Mais le personnage clef du roman est certainement celui de Betty Clairet. Betty est la femme forte par excellence, l’héroïne la plus badass qu’il m’ait été donné de voir depuis un moment et je l’ai adoré ! En effet, c’est une femme forte, capable d’abattre un homme, de leader une équipe, et de porter secours aux hommes. Elle n’a pas que des qualités, elle se montre aussi colérique, impatiente et parfaitement vulgaire. Il n’empêche, présenter une telle héroïne dans un roman historique se déroulant en 1944 c’est du grand art ! Surtout qu’apparemment, Betty est inspirée d’une personnalité réelle.

Quand à la structure du roman, ce n’est pas extrêmement original, on est dans la structure classique du roman d’espionnage alternant les chapitres suivant Dieter et ceux suivant Betty. mais si l’intrigue est classique, elle est bien menée, et le suspens fonctionne parfaitement sur les derniers chapitres. Le style de Ken Follet est toujours aussi simple et facile d’accès.

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Les piliers de la Terre, Ken Follet

« Dans l’Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. »

Les piliers de la Terre

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Ca faisait un moment que les piliers de la Terre trainait dans ma PAL…mais j’avoue que ce pavé d’un peu plus de mille pages m’effrayait un peu, avec mon emploi du temps compliqué je me disais que je n’aurai jamais le temps de le terminer. Alors j’ai profité des vacances, et il m’a fallu seulement quatre jours pour l’achever ! En effet, malgré le nombre de page, la lecture de ce livre est vraiment simple.

L’histoire est d’abord celle de Tom, un bâtisseur dont le rêve le plus fou est de bâtir une cathédrale, et qui voyage de ville en ville avec sa femme et ses deux enfants. C’est aussi l’histoire de Philip, prieur d’une petite communauté rattaché à Kingsbridge, homme dévoué à Dieu et à la grandeur de ses Eglises. On parle aussi D’Aliena et de son frère Richard, les enfants du comte de Shiring, abandonné à leur sort suite à des manœuvres politiques, On y croise enfin William Hamleigh et Walerand Bigod, respectivement le fils du comte Bartholomew et l’archidiacre du comté. Le tout sur un fond d’Angleterre du XIIème siècle, avec les manipulations et les guerres qui vont avec.

Les piliers de la Terre constituent réellement une fresque historique dans laquelle on suit les même personnages sur 20 ans de leur existence, tandis qu’ils se réunissent peu à peu à Kingsbridge. Historiquement parlant, on sent que l’auteur est documenté, tout m’a paru crédible mais je ne suis pas une connaisseuse de cette période. Le style est simple, et permet une lecture rapide malgré le nombre de pages impressionnant.

Là ou j’ai été un peu plus déçu, c’est sur les personnages. Chacun d’eux est caractérisé par deux ou trois traits de caractère et n’est que très peu approfondi. Ces personnages sont tous extrêmement manichéen avec d’un côté les gentils (Aliena, Philip, Tom) et de l’autre les méchants (Waleran, et William). Les personnages de méchants sont insuffisamment travaillés clairement. Même les personnages de gentils restent assez peu définis.

Bref, une belle rencontre avec Ken Follet et un bon livre pour l’été, maintenant j’en attendais un peu plus je crois, donc une petite pointe de déception quand même.