Les piliers de la Terre, Ken Follet

« Dans l’Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. »

Les piliers de la Terre

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Ca faisait un moment que les piliers de la Terre trainait dans ma PAL…mais j’avoue que ce pavé d’un peu plus de mille pages m’effrayait un peu, avec mon emploi du temps compliqué je me disais que je n’aurai jamais le temps de le terminer. Alors j’ai profité des vacances, et il m’a fallu seulement quatre jours pour l’achever ! En effet, malgré le nombre de page, la lecture de ce livre est vraiment simple.

L’histoire est d’abord celle de Tom, un bâtisseur dont le rêve le plus fou est de bâtir une cathédrale, et qui voyage de ville en ville avec sa femme et ses deux enfants. C’est aussi l’histoire de Philip, prieur d’une petite communauté rattaché à Kingsbridge, homme dévoué à Dieu et à la grandeur de ses Eglises. On parle aussi D’Aliena et de son frère Richard, les enfants du comte de Shiring, abandonné à leur sort suite à des manœuvres politiques, On y croise enfin William Hamleigh et Walerand Bigod, respectivement le fils du comte Bartholomew et l’archidiacre du comté. Le tout sur un fond d’Angleterre du XIIème siècle, avec les manipulations et les guerres qui vont avec.

Les piliers de la Terre constituent réellement une fresque historique dans laquelle on suit les même personnages sur 20 ans de leur existence, tandis qu’ils se réunissent peu à peu à Kingsbridge. Historiquement parlant, on sent que l’auteur est documenté, tout m’a paru crédible mais je ne suis pas une connaisseuse de cette période. Le style est simple, et permet une lecture rapide malgré le nombre de pages impressionnant.

Là ou j’ai été un peu plus déçu, c’est sur les personnages. Chacun d’eux est caractérisé par deux ou trois traits de caractère et n’est que très peu approfondi. Ces personnages sont tous extrêmement manichéen avec d’un côté les gentils (Aliena, Philip, Tom) et de l’autre les méchants (Waleran, et William). Les personnages de méchants sont insuffisamment travaillés clairement. Même les personnages de gentils restent assez peu définis.

Bref, une belle rencontre avec Ken Follet et un bon livre pour l’été, maintenant j’en attendais un peu plus je crois, donc une petite pointe de déception quand même.

 

 

 

 

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