L’innocence des bourreaux, Barbara Abel

« Dans une supérette, une jeune maman, un couple adultère, une personne âgée et son aide, une mère et son ado font leurs courses. Un junkie entre pour voler la caisse et perd le contrôle de la situation. Un jeux subtile s’instaure alors entre supposés victimes et bourreaux. »

 

L'innocence des bourreaux3

Depuis le temps que j’entendais parler de Barbara Abel…J’avoue je suis un peu déçue.

L’innocence des bourreaux s’attarde sur une supérette tout ce qu’il y a de plus ordinaire…Superette qu’un jeune junkie décide de braquer. A partir de là on va s’intéresser à chacun des personnages présents lors de ce braquage : une vieille dame acariâtre et son aide ménagère, un jeune comptable et une secrétaire, une jeune mère et une chirurgienne et son fils.

La psychologie de chaque personnage est décryptée, chacune de ses actions est examinée, chacun avec ses failles et ses faiblesses. Je comprends ce qu’a voulu faire l’auteur et elle s’en tire plutôt bien dans la poursuite de son projet.

Seulement, ce livre m’a laissé totalement froide. Pendant la première moitié du livre, pas moyen de s’attacher à un seul des personnages. On les voit agir tout en impulsivité et en crise de nerf, mais je n’ai senti d’attachement pour aucun d’eux. ce n’est que dans la seconde moitié du livre, lorsque les personnages commencent à livrer leurs secrets, que j’ai pu m’attacher un petit peu à certain d’entre eux. N’empêche, dans la grande majorité ils m’ont laissé assez froide. Or ce type de récit choral ne marche que par l’attachement du lecteur aux personnages.

En plus de ça, j’ai été assez peu convaincue par le style de l’auteur. Sans doute étais-ce difficile de rivaliser avec le style de Justine Lévy dans Rien de grave que je venais de lire. Seulement, j’ai trouvé que tout était très plat dans la manière d’écrire de Barbara Abel.

Seul point positif, le dénouement fonctionne très bien. Si je n’étais pas entrée dans le récit pendant la moitié voir les trois quarts du livre, le dénouement va de surprise en surprise, retournement après retournement.

Ce fut une rencontre ratée avec Barbara Abel, mais j’essaierai peut-être à nouveau. Je sais pas, son dernier livre me tentait bien.

 

 

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