Incarcération, Jonathan Holt

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Mia Elston est une adolescente de 16 ans, fille du commandant Elston, capitaine dans l’armée de l’air, lequel vit sur une base militaire en Italie, près de Venise. La jeune fille va être enlevée par de mystérieux individus, qui prétendent combattre la construction d’une autre base militaire sur le site de Dal Molin, et exige un referendum sur cette question. Pour cela, chaque jour est postée une vidéo de Mia, subissant les même procédés de tortures qu’à Guantanamo. Ces vidéos sont postés sur le mystérieux réseau social Carnivia. Pour résoudre l’enquête, le capitaine des carabiniers Kat Tapo, le lieutenant Holly Bolland et Aldo Piola vont devoir s’unir, et débusquer de mystérieux intérêts communs à l’armée, l’Eglise et la mafia.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman policier et quel roman ! L’intrigue est tenu d’une main de maître, les fils s’enchevêtrent dans tous les sens, reliant histoire de l’Italie, guerre froide, terrorisme, mafia, Eglise,… Tout se tient parfaitement et on ne peut qu’être impressionnée par cette enquête extrêmement bien gérée.

Les personnages également sont très attachants, et font tous preuve d’une intelligence et d’une crédibilité parfaite. Chacun suit des pistes différentes et complémentaires. De plus, ils ont chacun une histoire plus ou moins bien développée. Si certaines choses sont suggérées, j’aurai aimé en savoir plus sur la relation entre Kat et Aldo.

Sans ce doute ce roman n’est pas un coup de cœur car si je comprends la fin, c’est un peu trop un « happy end » pour moi, certains événements ne m’ont pas paru hyper crédible dans les 50 dernières pages.

Pour autant, j’ai vraiment adoré ce roman, hypermoderne, qui explore toutes les pistes actuelles pour aboutir à un roman percutant et extrêmement intelligent. Bref, une belle découverte ! Ce roman est le deuxième tome d’une trilogie dont je n’avais pas lu le Tome 1, ce que je ne vais certainement pas tarder à faire !

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

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Scout a 8 ans, elle vit à Maycomb, dans l’Alabama, avec son grand frère, Jem, et son père, Atticus. Ses journées se passent à espionner Boo Radley, le voisin qui ne sort jamais de chez lui, à découvrir l’école. Mais un jour, Atticus, qui est avocat, est commis d’office à la défense de Tom Robinson, un noir accusé d’avoir violé Mayella Ewell, une adolescente pauvre. Pour ce crime, il risque la peine de mort dans les années 30 aux Etats-Unis, en pleine ségrégation. Même s’il clame qu’il ne l’a pas touché.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un grand roman, qui a d’ailleurs reçu le prix Pullitzer lors de sa sortie en 1962.

La force de ce roman est qu’il est raconté par les yeux d’une enfant de 8 ans, mais sans jamais nous prendre nous même pour des enfants, y sont abordées des questions telles que le viol, le racisme, la justice, la pauvreté,… En plus de cela, si l’on remet ce livre dans le contexte des années 60 pendant lesquelles il est paru, la liberté de ton, et la façon d’aborder les choses est tout à fait extraordinaire. Probablement pour cela que c’est la deuxième fois que je lis ce livre en moins de deux ans.

Scout s’interroge sur son monde, et ce faisant, elle nous interroge sur notre monde, qui n’est pas si différent du sien.

Il y a aussi une portée métaphorique importante dans ce livre, les oiseaux moqueurs ce sont Boo Radley, et Tom Robinson, des innocents que la population ne comprend pas, à cause de ses préjugés, et qui sont jugés, pas juste par le tribunal, mais surtout par la population. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est alors une leçon d’ouverture d’esprit, et d’acceptation de l’autre. Cela est évidemment porté par tous les personnages positifs du livre, mais surtout par Atticus, ce père célibataire qui éduque seul ses deux enfants dans les années 60. Vu par les yeux de sa fille Atticus semble un être absolument parfait, emprunt de droiture et de justice.

Récemment un second livre est paru, dans lequel Harper Lee dépeint une Scout jeune femme, en opposition à son père. J’ai hâte de le lire, même si j’ai un peu peur d’écorner ma vision idéalisée d’Atticus.

Les heures souterraines, Delphine de Vigan

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Mathilde a 40 ans, vit dans un bel appartement parisien, seule avec ses trois enfants, et travaille dans une grande société, la même depuis 8 ans. Mais depuis quelques mois, il lui est difficile d’aller au travail. Ce sont des petits riens, beaucoup de petits riens, orchestrés par Jacques, son patron. Petit à petit, elle a perdu toutes ses responsabilités, et le travail est devenu un enfer, sans mots, insidieusement.

Thibault est médecin pour les urgences de Paris. Tous les jours, il parcourt la ville dans sa voiture pour porter secours à ces parisiens, contempler toute la misère qui anime la ville. Il assiste les petites maladies du quotidien, et les choses plus graves aussi, la solitude, la folie. Il est amoureux d’une femme qui ne l’aime pas en retour.

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De Delphine de Vigan, j’avais déjà lu Rien ne s’oppose à la nuit, et Jours sans Faim, deux romans autobiographique. Avec Les heures souterraines, c’est un roman parfaitement nouveau que je découvre.

Ce roman, c’est celui de la solitude, des gens abimés, de l’oppression. On va suivre pendant 24h deux personnages qui vivent une très grande solitude, et qui étouffent.

Evidemment, l’écriture de Delphine De Vigan est absolument splendide, tout est ciselé, chaque mot sonne parfaitement juste. Sa plume est ici à vif, chaque mot est fait pour oppresser le lecteur. Ce court livre de 240 pages m’a littéralement bloqué la respiration, fait ressentir toute la douleur des personnages, toute leur solitude. Paris apparaît sous un jours froid et lugubre.

On parle ici de dépression, bien sur, bien que le mot ne soit jamais prononcé. Le personnage de Mathilde souffre clairement d’une dépression, laquelle est abordée avec des mots très juste. On rend compte ici de la fatigue qui empêche de se lever, du cafard qui empêche de sourire. Autre thème abordé, le harcèlement au travail. Ici aussi, beaucoup de justesse, des petits riens qui s’accumulent, et s’accumulent encore, jusqu’à ce que Mathilde se retrouve isolée dans un bureau vide à côté des toilettes.

Il est également question de solitude, et de dépendance amoureuse avec le personnage de Thibault. J’admet que cet axe m’a moins intéressés, j’ai trouvé que c’était moins travaillé, et que cela était abordé trop superficiellement.

Il ne se passe pas grand chose dans ce livre, on découvre seulement deux personnages qui luttent pour ne pas sombrer, pour rester du côté des vivants. Alors la lecture est difficile, elle fait mal au cœur, mais c’est juste très beau.

« Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants.« 

 

 

 

 

Prodigieuses créatures, Tracy Chevalier

Dans les années 1800 les sœurs Philpot, Elizabeth, Margaret et Louise, trois vieilles filles à la charge de leur frère, s’installent dans le village de Lymes. Très vite, Elizabeth va se passionner pour les fossiles qu’elle découvre sur les plages. Cette passion est également partagé par Mary Anning, une jeune fille presque une enfant lorsqu’elle se rencontre, de classe ouvrière. Mary Anning et Elizabeth vont alors explorer les plages à la poursuite de fossiles, jusqu’à remettre en cause les théories sur la création du monde.

4Tracy Chevalier est un auteur dont j’avais beaucoup entendu parler, mais dont je n’avais jamais rien lu, heureusement j’ai réparé cette erreur ! Tracy Chevalier est une excellente conteuse d’histoire qui narre avec un style très fluide sans trop de fioritures un fait divers absolument exceptionnel.

En effet, l’histoire d’Elizabeth Philpot et de Mary Anning a bien existé dans la réalité. Ce sont bien ces deux femmes qui ont réalisés les premières découvertes de fossiles importantes, Mary découvrira notamment les premiers ichtyosaures et plésiosaures, des animaux marins très anciens.

Compte tenu du résumé du livre, je m’attendais en réalité à beaucoup plus d’avancée scientifiques, de débat sur la création du monde entre ces jeunes femmes et des scientifiques de renom. Tel n’a pas été le cas, ce qui au final me parait évident. Si on a toléré que les deux héroïnes chassent les fossiles, on leur a refusé toute place dans la recherche scientifique, refusant même de laisser entrer Elizabeth dans la société de Géologie. Ces avancées sont donc en arrière fond, puisqu’elles ne sont pas l’œuvres d’Elizabeth et Mary.

Ce récit fait en effet la part belle aux difficultés nées de la condition de femme au XIXème siècle, ainsi qu’à la classe sociale de Mary. Ainsi, Elizabeth Philpot n’a pu se marier, faute de beauté ou de richesse, et reste donc à la charge de son frère, encadré par des cadres sociaux rigides, à Londres, il lui est même interdit de se déplacer seule sans chaperon. De même Mary, par son attitude peu féminine semble décourager les prétendants, et les scientifiques qui viennent la consulter, s’ils reconnaissent son talent, ont quand même un certain mépris pour elle, du fait de son sexe et de sa classe. Tracy Chevalier raconte alors le récit d’une amitié complexe entre deux femmes, unis par une même passion, mais dont l’âge et la classe diffère.

C’est réellement un beau roman, qui met en lumière des femmes inconnues du grand public, et que j’ai beaucoup apprécié.

« Le nom de Mary ne sera jamais consigné dans les revues ou les ouvrages scientifiques ; il sera oublié. C’est ainsi. une vie de femme est toujours un compromis.« 

Rien n’est trop beau, Rona Jaffe

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New-York, 1952, des jeunes filles, à peines une vingtaine d’année, travaillent pour les éditions Fabian, comme dactylo principalement. Caroline, abandonnée par son fiancé, et qui se jette à corps perdu dans son travail. Mary Agnès, qui attend avec impatience son mariage avec Bill, son fiancé. Barbara, jeune mère divorcée d’une enfant de deux ans.  April, jeune provinciale venue à New-York pour devenir comédienne. Gregg, également comédienne. Toutes cherchent l’amour, et se croisent au travail.

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Rona Jaffe a écrit ce livre en 1958, et ce roman a immédiatement suscité l’engouement de très nombreux lecteurs, puis fut adapté en film.

On rencontre cinq jeunes femmes, venu travailler à New York, et prêtes à tout pour trouver l’amour, se marier, avoir des enfants, et arrêter de travailler. Evidemment, aujourd’hui les mentalités ont quelque peu changés, et les rêves et problèmes de ces jeunes filles de 22 ans cherchant absolument à se marier ne sont pas les miens. Cela fait de ce livre un témoignage de l’époque assez réaliste. C’est également un roman audacieux pour l’époque, ou l’auteur aborde de front des questions telles que l’avortement, l’ambition d’une femme, le harcèlement au travail, le statut des divorcées, ou encore la sexualité.

En tant que roman, je ne suis qu’à demi convaincue. En effet, on suit cinq jeunes filles, chaque chapitre étant consacré à l’une d’elles. Mais toutes n’ont pas la même importance dans le roman, de sorte que certaines des filles m’ont laissés totalement indifférentes. Il aurait été mieux d’en enlever une ou deux afin de creuser plus profondément leur personnalités. D’autant plus que dès que l’une des filles se case, elle cesse de venir au bureau, et d’apparaître dans la narration. L’auteur, tout comme les mentalités de l’époque, semble penser qu’une femme a achevé sa vie lorsqu’elle trouve un mari.

Pour autant, le livre se lit bien, le style est fluide et agréable, et j’ai beaucoup apprécié la fin, en demi-teinte pour l’une des héroïnes. Mais je suis à peu près convaincu que j’aurai tout oublié d’ici une semaine.

« Pour ceux que le présent favorise, il est facile d’oublier le passé, même si on y parvient jamais tout à fait. lorsque l’hiver arrive le printemps ne représente plus qu’un vague souvenir évoqué avec nostalgie : l’hiver qui s’installe réclame aussitôt toute votre énergie. Si le printemps devait disparaître sans que rien ne vienne le remplacer, on vivrait à jamais avec des souvenirs du passé. On peut parfois en dire autant de l’amour, mais pas toujours.« 

D’autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère

Je reviens après une absence un peu trop longue, vous parler d’un livre absolument sublime, qui m’a marqué comme peu de livres le font, et dont je ressort époustouflée, vraiment.

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En décembre 2004, Emmanuel Carrère est au Sri Lanka lorsque survient le terrible tsunami qui fera de très nombreux morts, dont Juliette, une enfant de 4 ans, fille d’un couple français, désespérés. Juste après, il assiste au décès d’une autre Juliette, sa belle-sœur, une jeune femme de 33 ans, juge d’instance au tribunal de Viennes, mariée et mère de 3 filles. Après ces décès, il va être confronté à l’amitié profonde qui unissait la juge à un de ses collègues, tous deux étant boiteux, tous deux juges au tribunal d’instance. C’est leur histoire, qu’Emmanuel Carrère a choisi de raconter.

Rarement, voir jamais, une histoire n’avait raisonné à mes oreilles avec autant de justesse, rarement je ne m’étais autant reconnu, tant dans l’auteur que dans ses personnages. Toutes les thématiques qui me sont chères, ou presque, sont abordés, et le sont bien: le handicap, la maladie, la mort, la justice, la famille, l’amour,…L’image des juges boiteux se battant dans des affaires de surendettement me touche immensément. Et, juridiquement, tout est extrêmement juste, ce qui ne gâche rien.

Je suis ressortie de ce livre en me disant que si j’arrivais à écrire un livre et que celui ci touchait quelqu’un de la manière dont ce livre m’a touché, j’aurais réussi ma vie. Ce livre est un chef d’œuvre, je vais probablement lire tous les autres livres d’Emmanuel Carrère à sa suite.

Bref, un coup de cœur absolu !

 

Le drôle de vie de Zelda Zonk, Laurence Peyrin

« Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ? »

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En se rendant à son travail, un mardi comme les autres, Hanna a un accident, un grave accident. Durant sa longue convalescence à l’hôpital, elle rencontre Zelda Zonk, une vieille dame libre comme l’air, symbole même du changement de vie. Alors Hanna se met à réfléchir sur sa vie, sur son mariage routinier, sur la fille de sa sœur qu’elle élève, sur l’amour, et elle se surprend à vouloir changer de vie, à ne plus vouloir être une petite souris.

La drôle de vie de Zelda Zonk s’est révélée être une jolie romance feel-good, absolument pas ce à quoi je m’attendait, mais au final exactement ce dont j’avais besoin ! L’histoire est simple et facile, avec des personnages attachants, tous pas seulement Hanna, auquel on peut s’identifier. Mention spécial pour tous les passages de visites à Paris qui m’ont fait redécouvrir avec enthousiasme cette ville comme si j’y était une touriste, alors même que j’y suis née !

Je sais que ce roman a fait le tour entier de la blogo et semble être un coup de cœur absolu pour tous le monde, ce n’est pas mon coup de cœur, mais un livre sympathique qui m’a fait passer un bon moment de lecture !!

Détroit, quelle claque !

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En 1967, dans la ville de Detroit, éclatent de très grandes émeutes raciales, auquel la ville réagi en envoyant un déferlement de police et d’armée dans les quartiers noirs. Durant ces émeutes, des coups de feu sont entendus dans le motel Algiers, non loin de là. La police arrive, et cherche frénétiquement qui, parmi les personnes présentes, a tiré ces coups de feu. Commence un huis clos, qui fera des morts…

Inspirée par des faits réels, Kathryn Bigelow réalise ici un film absolument magistrale, qui prend à la gorge, et dont je suis ressortie toute nouée.

Classiquement, le film se décompose en trois parties: une première partie sur les émeutes dans la ville, qui commence d’ailleurs par une séance fort bien animée, le huis clos central du film et enfin, le procès qui suivra ces événements.

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Le scénario est tout en nuance, sans pointer les « bons » et les « méchants », notamment avec le vigile noir. S’il passe au début comme malin, cherchant à tirer le meilleur parti de sa situation, en évitant les confrontations, il se fait également au fur et à mesure du film, rattraper par le racisme. De même que tous les noirs ne font pas partie des victimes, avec le vigile, tous les blancs ne sont pas le problème, avec notamment la garde nationale qui cherche à intervenir. Cela montre d’ailleurs encore mieux que le problème n’est pas un problème de personne mais bien de système.

C’est un extrêmement beau film, avec beaucoup de nuances, qui m’a marqué et que j’essaierais de revoir bientôt !

Inglourious Basterds, où le scalp revient à la mode

Une nouvelle incursion dans le monde de Tarantino, et pas des moindres ! Si j’ai eu du mal à me concentrer au début du film, plus il avance, plus il est captivant…

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En 1940, Soshana Dreyfus est cachée dans un village de province avec sa famille car juive. Elle survit au massacre de sa famille, et quatre ans plus tard, elle tient un cinéma, lorsqu’un jeune allemand tombe amoureux d’elle et décide d’y organiser l’avant-première d’un grand film de propagande allemand. En parallèle le lieutenant Aldo Raine réunit une équipe de combattant juif, décidé à poursuivre les allemands pour les scalper.

Déjà, pour commencer il faut saluer les performances d’acteurs que contient ce film. Le casting de ce film est extrêmement soigné, et Tarantino a su extraire de chacun une performance incroyable. Mention spéciale à Brad Pitt dans son rôle de Lieutenant du scalp qu’il tient à merveille.

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Ensuite, les thématiques de ce film sont absolument géniales. Ces combattants juifs décidés à scalper et à tatouer les nazis, ces « Inglourious Basterds » sont un commando de génie, totalement dingue à l’écran.

On retrouve aussi la thématique du cinéma, très bien exploitée par le film, avec l’idée de faire cuire tout le IIIème Reich à la fois lors de la projection d’un film. Cela m’a un peu rappelé Argo, dans cette mise en abime du film dans le film (sauf que dans Argo le cinéma sauve des vies, ici le cinéma tue).

Il y a aussi une très belle utilisation des langues, plusieurs langues étant parlé à l’écran, toujours dans un but spécifique, que ce soit lors de la scène d’ouverture ou lorsqu’un anglais se découvre en commandant un verre en allemand.

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Le choix des musiques est ici encore extrêmement bon, même si j’ai trouvé ce choix plus audacieux dans Django Unchained.

Ce Tarantino a été un très bon cru, bien que je garde peut-être une légère préférence pour les 8 salopards.

 

Django Unchained, immersion dans l’univers tarantinesque

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Et voila que j’ai tenu ma résolution de découvrir Tarantino ce mois-ci § Pour être exacte, j’avais déjà vu un Tarantino, les 8 salopards, que je reverrais probablement ce mois ci.

Django est un esclave acheté et affranchi par un chasseur de prime allemand épris de liberté qui le prend sous son aile. Django n’a qu’un but: retrouver sa femme, Hildi, elle aussi esclave, vendu à la plantation Candie détenu par Calvin Candie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Tarantino ne manque pas de panache ! Chacun de ses personnages brille par sa prestance, et son audace, même quand c’est pour dire des horreurs. Ainsi on écoute Léonardo Di Caprio, superbe en Calvin Candie, nous expliquer que les noirs sont pas nature serviles, et nous en faire une démonstration anatomique. On a également un Samuel L. Jackson, dans le rôle d’un domestique adorateur des blancs absolument ignoble.

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La réalisation de Tarantino ne manque pas de panache non plus, avec certains plans pour le moins marquants. je pense au grand plan séquence d’ouverture, dans lequel on voit des esclaves marcher, enchaîné les uns aux autres, d’abord dans le désert puis dans le froid, sur une musique magnifique. Je pense aussi à cette scène sublime ou le Klu Klux Klan attaque sur de la musique classique, absolument superbe.

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Le travail de la musique de Tarantino est absolument magistrale: beaucoup de musiques anachroniques vu l’époque, mais qui rendent tellement bien !