Le drôle de vie de Zelda Zonk, Laurence Peyrin

« Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ? »

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En se rendant à son travail, un mardi comme les autres, Hanna a un accident, un grave accident. Durant sa longue convalescence à l’hôpital, elle rencontre Zelda Zonk, une vieille dame libre comme l’air, symbole même du changement de vie. Alors Hanna se met à réfléchir sur sa vie, sur son mariage routinier, sur la fille de sa sœur qu’elle élève, sur l’amour, et elle se surprend à vouloir changer de vie, à ne plus vouloir être une petite souris.

La drôle de vie de Zelda Zonk s’est révélée être une jolie romance feel-good, absolument pas ce à quoi je m’attendait, mais au final exactement ce dont j’avais besoin ! L’histoire est simple et facile, avec des personnages attachants, tous pas seulement Hanna, auquel on peut s’identifier. Mention spécial pour tous les passages de visites à Paris qui m’ont fait redécouvrir avec enthousiasme cette ville comme si j’y était une touriste, alors même que j’y suis née !

Je sais que ce roman a fait le tour entier de la blogo et semble être un coup de cœur absolu pour tous le monde, ce n’est pas mon coup de cœur, mais un livre sympathique qui m’a fait passer un bon moment de lecture !!

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Détroit, quelle claque !

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En 1967, dans la ville de Detroit, éclatent de très grandes émeutes raciales, auquel la ville réagi en envoyant un déferlement de police et d’armée dans les quartiers noirs. Durant ces émeutes, des coups de feu sont entendus dans le motel Algiers, non loin de là. La police arrive, et cherche frénétiquement qui, parmi les personnes présentes, a tiré ces coups de feu. Commence un huis clos, qui fera des morts…

Inspirée par des faits réels, Kathryn Bigelow réalise ici un film absolument magistrale, qui prend à la gorge, et dont je suis ressortie toute nouée.

Classiquement, le film se décompose en trois parties: une première partie sur les émeutes dans la ville, qui commence d’ailleurs par une séance fort bien animée, le huis clos central du film et enfin, le procès qui suivra ces événements.

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Le scénario est tout en nuance, sans pointer les « bons » et les « méchants », notamment avec le vigile noir. S’il passe au début comme malin, cherchant à tirer le meilleur parti de sa situation, en évitant les confrontations, il se fait également au fur et à mesure du film, rattraper par le racisme. De même que tous les noirs ne font pas partie des victimes, avec le vigile, tous les blancs ne sont pas le problème, avec notamment la garde nationale qui cherche à intervenir. Cela montre d’ailleurs encore mieux que le problème n’est pas un problème de personne mais bien de système.

C’est un extrêmement beau film, avec beaucoup de nuances, qui m’a marqué et que j’essaierais de revoir bientôt !

Inglourious Basterds, où le scalp revient à la mode

Une nouvelle incursion dans le monde de Tarantino, et pas des moindres ! Si j’ai eu du mal à me concentrer au début du film, plus il avance, plus il est captivant…

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En 1940, Soshana Dreyfus est cachée dans un village de province avec sa famille car juive. Elle survit au massacre de sa famille, et quatre ans plus tard, elle tient un cinéma, lorsqu’un jeune allemand tombe amoureux d’elle et décide d’y organiser l’avant-première d’un grand film de propagande allemand. En parallèle le lieutenant Aldo Raine réunit une équipe de combattant juif, décidé à poursuivre les allemands pour les scalper.

Déjà, pour commencer il faut saluer les performances d’acteurs que contient ce film. Le casting de ce film est extrêmement soigné, et Tarantino a su extraire de chacun une performance incroyable. Mention spéciale à Brad Pitt dans son rôle de Lieutenant du scalp qu’il tient à merveille.

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Ensuite, les thématiques de ce film sont absolument géniales. Ces combattants juifs décidés à scalper et à tatouer les nazis, ces « Inglourious Basterds » sont un commando de génie, totalement dingue à l’écran.

On retrouve aussi la thématique du cinéma, très bien exploitée par le film, avec l’idée de faire cuire tout le IIIème Reich à la fois lors de la projection d’un film. Cela m’a un peu rappelé Argo, dans cette mise en abime du film dans le film (sauf que dans Argo le cinéma sauve des vies, ici le cinéma tue).

Il y a aussi une très belle utilisation des langues, plusieurs langues étant parlé à l’écran, toujours dans un but spécifique, que ce soit lors de la scène d’ouverture ou lorsqu’un anglais se découvre en commandant un verre en allemand.

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Le choix des musiques est ici encore extrêmement bon, même si j’ai trouvé ce choix plus audacieux dans Django Unchained.

Ce Tarantino a été un très bon cru, bien que je garde peut-être une légère préférence pour les 8 salopards.

 

Django Unchained, immersion dans l’univers tarantinesque

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Et voila que j’ai tenu ma résolution de découvrir Tarantino ce mois-ci § Pour être exacte, j’avais déjà vu un Tarantino, les 8 salopards, que je reverrais probablement ce mois ci.

Django est un esclave acheté et affranchi par un chasseur de prime allemand épris de liberté qui le prend sous son aile. Django n’a qu’un but: retrouver sa femme, Hildi, elle aussi esclave, vendu à la plantation Candie détenu par Calvin Candie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Tarantino ne manque pas de panache ! Chacun de ses personnages brille par sa prestance, et son audace, même quand c’est pour dire des horreurs. Ainsi on écoute Léonardo Di Caprio, superbe en Calvin Candie, nous expliquer que les noirs sont pas nature serviles, et nous en faire une démonstration anatomique. On a également un Samuel L. Jackson, dans le rôle d’un domestique adorateur des blancs absolument ignoble.

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La réalisation de Tarantino ne manque pas de panache non plus, avec certains plans pour le moins marquants. je pense au grand plan séquence d’ouverture, dans lequel on voit des esclaves marcher, enchaîné les uns aux autres, d’abord dans le désert puis dans le froid, sur une musique magnifique. Je pense aussi à cette scène sublime ou le Klu Klux Klan attaque sur de la musique classique, absolument superbe.

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Le travail de la musique de Tarantino est absolument magistrale: beaucoup de musiques anachroniques vu l’époque, mais qui rendent tellement bien !

 

Mort d’une héroïne en rouge, Qiu Xiaolong

« Shanghai 1990. Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans un canal par deux jeunes pêcheurs. Pour l’ambitieux camarade inspecteur principal Chen et son adjoint l’inspecteur Yu, l’enquête va rapidement se compliquer lorsqu’ils découvrent l’identité de la morte. Il s’agit de Hongying, Travailleuse Modèle de la Nation. Une fille apparemment parfaite et solitaire qui a pourtant été violée et étranglée. Qui se cache derrière ce masque de perfection et pourquoi a-t-on assassiné la jeune communiste exemplaire ? Chen et Yu vont l’apprendre à leurs dépens, car à Shanghai, on peut être un camarade respecté tout en dissimulant des mœurs … déroutantes. Un fascinant polar du côté de l’Empire Céleste, mené avec humour, poésie, gourmandise et un sens très particulier de la morale. »

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Et voila mon premier roman du mois…qui se trouve aussi être mon premier roman chinois, ou du moins mon premier roman chinois depuis treeeees longtemps !

Il s’agit en fait d’un roman policier, premier tome d’une saga de 10 tomes ayant pour personnage principal l’inspecteur Chen, jeune membre du parti communiste dans le Shangai des années 90.

Dans ce premier tome nous découvrons l’inspecteur Chen, récemment promu inspecteur principal et ayant récemment obtenu un appartement individuel, un luxe, aux prises d’une enquête concernant un cadavre retrouvée dans un fleuve. Le cadavre est celui de Guan, une travailleuse modèle, femme politique et outil de propagande pour le parti communiste chinois. Avec son adjoint, l’inspecteur Yu, Chen va devoir résoudre l’enquête même si de nombreuses considérations politiques entrent en jeu…

Ce roman est une très belle surprise, qui nous emmène en complète immersion dans le Shangai des années 90, et nous en fait découvrir de nombreuses facettes. Comme souvent dans ce genre de livre, l’enquête n’est pas tant le cœur du livre qu’un prétexte à la découverte de différents lieux et milieux. Pour cela, l’auteur multiplie également les points de vue, alternant entre l’inspecteur Chen, jeune cadre du parti fréquentant les milieux aisé, et l’inspecteur Yu, issu d’un milieu beaucoup plus pauvre. De plus, l’enquête nous emmène vers les sommets, puisque l’enquête nous permet d’approcher les ECS, ces fils de cadres très privilégiés.

Si je comprends pourquoi l’auteur était attaché à mettre la politique en avant dans son livre, j’avoue que c’était trop présent pour moi. L’enquête est en effet résolue aux deux-tiers du livre, le dernier tiers étant consacré aux problèmes politiques posés par ce dénouement.

Les personnages sont tous attachants, spécialement les inspecteurs Yu et Chen, bien décrits et cohérents dans leurs réactions.

En plus, j’ai beaucoup aimé le style du livre, qui s’entrecoupe souvent de poésie, et nous permet la découverte de poète chinois que pour ma part, j’ignorais totalement.

Mes prévisions, novembre 2017

Avec le nouveau mois de novembre qui arrive, est venu l’heure de dresser les prévisions de ce que je souhaite lire ou voir ce mois ci. Evidemment, je prévois plus que ce que je serais capable de faire, sait-on jamais 🙂

Au niveau lecture, il y a 10 livres dans ma PAL:

  • Le Tour d’écrou de Henry James: Déjà dans ma PAL le mois dernier, il s’agit d’une très courte nouvelle fantastique qui trainait dans ma PAL depuis une éternité
  • La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt: j’avoue ce pavé dystopique à propos de ce qu’Hitler serait devenu s’il avait été admis à l’école d’art me fait un peu peur, il est donc resté sur le côté ce mois-ci, mais j’ai quand même très envie de le découvrir
  • Incarcération de Jonathan Holt: Un polar dans un univers futuriste un peu étrange, je ne l’ai pas lu le mois dernier, et ce mois ci, étrangement, il me fait moins envie, pas sur de passer le cap du coup
  • Les heures souterraines de Delphine de Vigan: Encore un Delphine de Vigan parce que j’adore Delphine de Vigan, j’espère réussir à l’extraire de ma PAL ce mois ci!
  • Mort d’une héroïne en rouge de Qiu Xiaolong: Un roman policier chinois qui se passe à Shangaï dans les années 90! Je l’ai déjà commencé, ce sera ma première lecture de novembre

Voila pour les livres qui ont déjà stagné dans ma PAL au mois d’octobre, maintenant pour ce qui est des ajouts:

  • Cellulaire de Stephen King: Bon celui là aussi me fait un peu peur mais je n’ai lu qu’un seul livre de Stephen King il y a une éternité, et ce pauvre livre doit trainer dans ma PAL depuis une dizaine d’années !
  • Lire lolita à Téhéran d’Azar Nafisi: un roman sur la lecture dans un Etat totalitaire, de quoi me faire très envie! D’autant plus que je n’ai jamais lu d’auteur iranien
  • Les liaison dangereuses de Laclos: Un classique que j’avais envie de relire
  • Les nouvelles sorcières de Salem, leçons d’Outreau d’Antoine Garapon et Denis Salas: un essai sur l’affaire d’Outreau, à voir
  • La drôle de vie de Zelda Zonk de Laurence Peyrin: le roman qui a fait le tour de la blogo, il faut bien que je le lise, enfin!

 

Au niveau series, j’ai commencé Mindhunter et Archer, et si j’ai le temps j’aimerai découvrir Stranger things, Sense 8 et Hannibal.

Au niveau films, dans l’idéal j’aimerai ce mois ci voir deux films de Tarantino, et peut-être voir ou revoir un autre film de Villeneuve (je les ai presque tous vu à part les plus ancien, pas sure d’avoir le courage de me plonger dedans).

 

 

Bilan octobre 2017

Et voila déjà la fin du mois d’octobre ! Un mois plutôt riche culturellement parlant pour moi, alors voici mon bilan :

Au niveau lecture, j’ai lu 5 livres ce mois ci, soit la moitié de ma wish list. C’est seulement un live de moins qu’en septembre, alors que j’ai été beaucoup plus  active ce mois ci.couv32024161

  • Policier: Une seule lecture policière ce mois ci, Un pied au paradis de Ron Rash, un roman sur l’amérique profonde, qui m’a assez plu, mais dont je ne garderai probablement pas de très grands souvenirs.

 

  • couv69522294Historique: Ce mois-ci j’ai lu Le réseau de Corneille, ma deuxième rencontre avec Ken Follet, et c’est à nouveau une très grande réussite, j’ai préféré ce roman aux piliers de la terre, pourtant très bien mais que j’avais trouvé trop manichéen.

 

 

  • Contemporain: 3 lectures contemporaines ce mois-ci. Réparer les vivants, un roman décorés de multiples prix mais qui ne m’a pas tellement convaincu malheureusement, trop en surface à mes yeux. Mais aussi, L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, un très beau roman que j’ai dévoré et dont l’écriture est absolument magnifique. Enfin, L’abolition, de Robert Badinter, un grand roman écrit par un grand homme à propos de l’abolition de la peine de mort.

 

Au niveau Films, j’ai eu un bon mois aussi, avec 6 films vu dans le mois.

J’ai déjà vu plusieurs films jeunesses, les trois hunger games ainsi que Nerve, dont on peut quelques peu rapprocher les thématiques. Les thématiques du rapport aux médias, de la communication et de la propagande sont abordés plutôt bien dans ces films.

Au plan historique, j’ai vu deux films. The Duchess, un film assez classique réalisé par Saul Dibb et qui relate l’histoire de  Georgiana of Devonshire. D’autre part, Le pont des espions, un très beau film de Spielberg sur la négociations d’otages pendant la guerre froide.

Ensuite j’ai vu deux films de Denis Villeneuve: Blade Runner 2049 qui fait suite au premier Blade Runner et pose des questions sur l’humanité probablement intéressante, mais qui m’a laissé assez froide malgré une réalisation magistrale, et Premiers contacts, un très beau film de SF sur le langage, et la communication.

Ensuite en matière de séries, la récolte est bien plus mince avec seulement deux séries vues ce mois-ci. Déjà This is us, que j’ai presque terminé et qui est une très belle série familiale abordant de jolie thématique. Ensuite la célébrissime The walking dead que j’ai au final detesté, j’ai du m’arrêter à la saison 1 tant les personnages avaient vocation à m’agacer, j’ai trouvé l’entière saison extrêmement sexiste et mal construite.

Premiers contact de Denis Villeneuve: la SF sans boum boum

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Louise est professeur de linguistique a l’université lorsqu’on apprend que 12 navettes se sont posées sur Terre, à différents endroits de la planète. Le gouvernement essaye alors de communiquer avec ces aliens, et pour cela, réunit une équipe composé de physiciens et de linguistes, dont Louise.

Encore un film de Denis Villeneuve sorti cette année, un peu avant Blade Runner 2049, mais mon opinion sur premier contact est beaucoup moins mitigé !! Premier contact est un film de SF certes, mais pour autant, on est loin du film plein d’action, de canon et de course-poursuites. Ici, le film se pose, sans être vraiment contemplatif il est extrêmement calme, l’objectif étant la communication.

En conséquence, le film a un jolie message, sur la communication et le langage, ses différentes fonctions, le fait qu’une langue est le reflet d’une civilisation, et qu’apprendre une langue c’est aussi s’ouvrir à une nouvelle civilisation.

J’ai trouvé qu’on trouvait moins la patte de Denis Villeneuve dans ce film: moins de paysage filmé en grand angle et totalement époustouflant dans ce film (quelques visions des soucoupes s’en raprochent un peu, mais le côté vertigineux est bien moins présent que dans Blade runner 2049 ou Prisonners).

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Si le film est très interessant et m’a beaucoup plu, j’ai trouvé les personnages assez peu marquants, c’est surtout le concept présenté qui intéresse ici !

 

L’abolition, Robert Badinter

« Robert Badinter est sans doute le mieux placé pour écrire ce livre. Il livre un passionnant point de vue, son regard sur l’époque, sur les réactions de l’opinion et des autres hommes politiques. Sur la machine judiciaire également. Le livre reprend la chronologie de l’affaire Patrick Henri. Du jour où on lui a demandé d’être l’un des deux avocats jusqu’au procès, Robert Badinter a pensé en ces termes à sa plaidoirie: « Guillotiner, ce n’est rien d’autre que prendre un homme et le couper, vivant, en deux morceaux« . »

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Le 18 septembre 1981, Robert Badinter, alors ministre de la justice, a fait abolir la peine de mort en France. Cet événement historique résulte d’un long combat de Robert Badinter, combat qui débute avec l’exécution de Roger Bontems, dont Badinter était l’avocat et qui assistera à son exécution. Après cela, Badinter va se jeter à corps perdu dans le combat contre la peine de mort, du procès de Patrick Henry au ministère de la justice en passant par 6 autre procès de condamnés à mort. C’est cela que ce livre retrace.

J’ai une très forte admiration pour Badinter dont le combat nous a permis de vivre dans un monde ou la justice ne tue plus, ne coupe plus d’homme en deux, du moins plus en France. L’abolition est le troisième livre que je lis de lui, et il retrace les événements avec beaucoup de fluidité, un très beau style. De plus, ce livre analyse biens les rouages de la peine de mort, cette pulsion de mort des citoyens, cette loi du talion qui puni celui qui a tué en le tuant.

Bref, un très beau récit sur la peine de mort et son abolition, je n’ai pas grand chose d’autre à en dire.

 

Les hunger games: instrumentalisation totale des médias

Hunger Games fait partie des films de mon adolescence, films que j’ai revu récemment, tous d’affilés. Certes, il s’agit de films ciblés pour un public adolescents, qui en respecte les codes, mais les films Hungers games ont plus que cela à raconter.

Il faut déjà les présenter, les Hunger Games sont une série de 4 films dont Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth et Woody Harrelson sont quelques un des personnages principaux. Le premier film est sorti en 2012 et a été réalisépar Gaty Ross, tandis que les films suivants, sortis en 2013, 2014 et 2015  ont été réalisé par Francis Lawrence. Il s’agit de l’adaptation de livres écrits par Suzanne Collins.

L’histoire est celle de Katniss Everdeen, une adolescente vivant avec sa mère et sa petite sœur, Primrose, dans le district 12. Dans ce monde, l’Etat a été réorganisé, avec au centre le Capitole, cœur du pouvoir politique, et autour 12 districts, travaillant chacun à la production d’une ressource selon un principe de spécialisation. Il y a une très forte inégalité dans cette univers, les districts étant souvent pauvres, notamment le district 12, alors que le Capitole est plein de richesses. Mais les districts sont contrôlés militairement par le Capitole, d’autant plus que le Capitole organise chaque année des « hunger games »: il s’agit de tirer au sort dans chaque district une jeune fille et un jeune homme parmi les adolescents âgés de 11 à 18 ans, pour les faire combattre à mort dans une arène, le tout télévisé.

Evidemment, comme c’est un roman adolescents, il y a quelques clichés, notamment le triangle amoureux. Cependant, à travers l’histoire de Katniss, et de la révolte qu’elle va engendrer, nous est clairement montré le pouvoir des médias et surtout de la télévision dans le contrôle de la population.

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Les différents films jouent énormément sur le pouvoir des images, tant dans une dictature, pour contrôler les populations, que dans une révolte pour développer la révolution. On a très souvent des plans pour nous rappeler que les événements sont filmés, et parfois pour nous montrer la réaction des populations face à ce qui se passe à l’écran. Ainsi, dans le premier Hunger Games, la mort d’une des tributs pendant les hunger games, et l’attitude de Katniss devant cela, déclenche une émeute.

Dans les films suivants, la question est encore plus présente, puisque Katniss essaye de maîtriser l’image pendant presque tous les trois films suivants. Ainsi, on la voit dans le troisième film chercher à tourner des clips de propagandes, pour créer un sentiment d’union avec la population, et les inviter à se joindre à la révolte.

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On aborde aussi beaucoup la manipulation de l’image, avec des costumes, des apparences, des messages parfois juste faux, parfois présentant un point de vue comme une universalité. Ainsi, il y a beaucoup de discussion sur comment habiller Katniss pour lui faire prendre tel ou tel aspects.

On nous parle aussi beaucoup de manipulation mentale, de traumatisme, des sentiments suscités par la peur. Cela est notamment le cas avec le personnage de Peeta dans le dernier film, mais aussi avec le personnage de Katniss et sa façon de surmonter son traumatisme, ou encore avec l’alcoolisme d’Haymitch.

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La réalisation de ces films n’est pas exceptionnelle mais sert juste le propos de façon correct, pour autant le film réussit à faire passer de vrais messages.