Ma vie pour la tienne, Jodi Picoult

« A treize ans, Anna a déjà subi de nombreuses interventions et transfusions afin que sa sœur aînée Kate puisse combattre la leucémie qui la ronge depuis l’enfance. Anna sait qu’elle a été conçue pour être génétiquement compatible avec Kate et qu’elle est son seul espoir. Cependant, lorsqu’on lui demande de faire don d’un rein, l’adolescente refuse. Elle veut disposer librement de son corps et ira jusqu’au bout pour se faire entendre… S’inspirant d’un fait réel sur une  » enfant-médicament « , voici un récit choral subtil et profondément humain. »

 

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En septembre j’avais lu (et adoré) une des sortie littéraire de la rentrée, A l’intérieur, de Jodi Picoult, un très beau livre sur un jeune autiste Asperger confronté au système judiciaire.

J’ai récidivé avec Ma vie pour la tienne, un autre roman de cette auteur, toujours sur un sujet brulant d’actualité.

Les Fitzgerald sont une famille comme les autres, ou presque: il y a Brian, pompier, et sa femme, Sara, ancienne avocate devenue femme au foyer. Il y a aussi leurs trois enfants: Jesse, Kate et Anna. Seulement, une leucémie a été diagnostiqué à Kate quand elle avait deux ans, et Anna a été conçue pour être compatible avec sa sœur aînée, pour lui sauver la vie.

Les enfants ont grandi, et les multiples dons d’Anna ont permis à Kate d’atteindre l’âge de 16 ans. Mais elle a besoin d’un rein, un rein que seul Anna peut lui donner. Or Anna refuse, et pour être sûre que sa voix soit entendue, elle engage Campbell, un avocat accompagné d’un chien guide, pour la représenter et obtenir son émancipation.

 

Encore une fois, Jodi Picoult sait se saisir de faits brulants d’actualité, et leur donner une dimension humaine puissante. Le roman est construit de manière chorale: la parole est donnée à tous les personnages. Tous, sauf un. Kate. Tout tourne autour de cette adolescente mourante, mais elle est la seule à qui l’auteur ne donne pas la parole. Cela renforce l’omniprésence de la situation terrible de cette adolescente.

Le roman est très beau en ce que l’on s’identifie à chacun des personnages, on entend parfaitement l’avis de chacun sur le cas, et chacun d’entre eux est crédible.

Pour autant, le roman n’est pas exempt de défauts. D’abord l’auteur se permet certaines facilités qui n’avaient probablement pas besoin d’être, dans la construction du personnages de Campbell et ses relations, mais aussi la fin.

Comme dans A l’intérieur, j’ai eu du mal avec la fin. Si cette fois j’adhère à ce que l’auteur a voulu faire, la fin est expédiée trop rapidement, trop facilement.

Un autre point est que si l’auteur nous permet de comprendre chacun des personnages, de les suivre au plus près, je me suis parfois sentie extérieure à leur histoire. En effet, si le style de l’auteur est fluide, il ne porte pas vraiment l’histoire pour autant, ce que je trouve dommage.

En bref, une belle lecture de Jodi Picoult, qui reprend certains des thèmes de A l’intérieur (l’enfant malade, les relations fraternelles, des relations parents-enfants compliquées, le système judiciaire)

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