Le crime de l’hôtel Saint-Florentin, JF Parot

« Nicolas Le Floch traverse une période difficile : Louis XV est mort et Sartine quitte ses fonctions de Lieutenant Général de Police pour rejoindre celles de Secrétaire d’Etat à la Marine.
Désormais sous les ordres d’un certain Le Noir, Nicolas doit enquêter sur un crime commis à l’Hôtel de M. de Saint-Florentin, ministre du nouveau Roi.
Sa quête va le conduire à Paris, hors les murs, chez des éleveurs de bestiaux, et à Versailles, où il assurera sa position auprès de Louis XVI.
Fiacre fantôme, meurtres en série, étonnante arme du crime ponctuent cette aventure où se mêlent l’argent, la débauche, l’espionnage et toutes les folies d’une jeune Cour où perdurent rivalités et affrontements anciens. »

 

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Et comme chaque mois, voici le tome 5 des aventures de Nicolas Le Floch!

Le commissaire au Châtelet traverse une période difficile: Louis XV est mort, et son chef, ce très cher Sartine, a quitté ses fonctions pour devenir ministre, de sorte que Nicolas doit composer avec un nouveau chef, Le Noir, qui semble ne pas lui faire confiance, et l’exclut des enquêtes.

Mais voilà que M. De la Vrillère, l’un des ministres du roi, fait directement appel à lui pour résoudre un meurtre commis dans sa demeure: Marguerite Pindron, femme de chambre, vient d’être assassinée. A ses côtés, on a retrouvé le maître d’hôtel, grièvement blessé. A-t-il tué sa maîtresse avant de tenter de se suicider? Tout l’indique, pourtant la blessure de Marguerite semble des plus atypiques. De plus, bientôt on retrouve d’autres jeunes filles, tuées de la même manière.

Voilà un excellent cru des aventures de mon commissaire du Châtelet préféré! Comme toujours on retrouve les mêmes personnages, qui évoluent et vieillissent au fur et à mesure des livres: Nicolas, Bourdeau, Noblecourt, …J’étais inquiète que Sartine disparaisse vu qu’il quitte ses fonction de lieutenant général de police, mais l’homme aux perruques continue à faire quelques (trop) brèves apparitions. On rencontre aussi Louis, fils naturel de Nicolas avec La Satin, un personnage un peu perdu de vue, et dont je n’ai pas tellement aimé le traitement même s’il se justifie. On rencontre aussi Aimée d’Arranet, une jeune fille qui va probablement repparaître dans les prochains tomes…

En plus de suivre ces personnages tellement bien dépeints, on suit la fin du XVIII ème siècle, chez différentes couches de la population. On approche de près Louis XVI et Marie-Antoinette, ces jeunes souverains pas suffisamment formé pour gouverner, spécialement en temps de crise. on entend aussi le peuple gronder, et Bourdeau se fait l’écho de la colère du peuple devant les dépenses royales, et des lumières des philosophes qui se répandent… On suit aussi les mœurs libertines de l’époque, notamment avec Nicolas qui reconnaît son fils naturel, et a des relations avec une autre femme, mais sans être marié, à 34 ans…L’ambiance de l’époque est fidèlement retranscrite, de manière très complète.

Comme souvent, l’enquête policière passe un peu au second plan, mais pour autant je l’ai trouvé plus crédible que les précédentes enquêtes, et assez bien travaillé. Ce n’est pas le principal intérêt de ces livres, aussi ce n’est pas grave si j’avais déjà deviné l’assassin avant le dénouement, ce dénouement est finalement tout indiqué.

Bref, un excellent roman historique, encore une fois, dont le pan policier est plutôt intéressant. Vivement le mois prochain pour lire le tome suivant, Le sang des farines!

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