A l’ombre de la guillotine, Anne Perry

Le 17 janvier 1793, à Paris, la Convention s’apprête à rendre son verdict quant au sort qui sera réservé au roi.
Célie Laurent, une jeune blanchisseuse, assiste aux débats. Dans la soirée, la sentence de mort est prononcée. Dès lors commence pour un petit groupe de républicains, dont fait partie la jeune femme, une haletante course contre la montre : ils ont quatre jours pour sauver Louis XVI de la guillotine et lui faire quitter le pays afin d’éviter les conséquences dramatiques qu’aurait son exécution sur une France au bord du chaos.
En ces temps troublés, Célie ne devra bientôt compter que sur elle-même pour mener l’évasion royale jusqu’à son terme… Anne Perry, célèbre pour ses  » mystères victoriens « , nous entraîne dans l’atmosphère tumultueuse de la Révolution française pour suivre les aventures d’une héroïne dont le destin croise la trajectoire de l’Histoire.

 

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J’adore le genre des policiers historique, et cela fait un moment que je voulais découvrir Anne Perry, qui a écrit un sacré paquet de romans de ce genre (notamment la série Charlotte et Thomas Pitt). Mais pas question de m’embarquer dans une nouvelle série de 20 tomes tant que je n’aurais pas fini Nicolas le Floch! Alors je me suis penché sur un autre de ses romans, qui se passe sous la révolution française…

Célie Laurent est blanchisseuse chez le citoyen Bernave. En ce mois de janvier 1793, la commune vient de prononcer la condamnation à mort du roi, auquel Bernave a décidé de s’opposer. Il monte alors un plan audacieux pour empêcher le roi de monter sur l’échafaud. Seulement, quelques jours avant l’exécution du roi, Bernave est assassiné chez lui. Le citoyen Menou, membre de la garde nationale, va alors enquêter sur cette mort, tandis que l’évasion du roi semble reposer entièrement sur Célie.

Dans ce roman on suit donc deux intrigues en même temps: l’enquête sur la mort de Bernave, et  le plan pour sauver le roi. L’enquête sur la mort de Bernave est parfaitement réalisé, je n’avais absolument pas vu venir la solution, qui pour autant se tient tout à fait. L’intrigue sur l’évasion du roi m’a paru bien moins réaliste, un peu trop alambiqué.

C’est sans doute dû au fait que généralement les romans historiques s’inspirent d’une époque sans pour autant reprendre les événements marquants. Or ici Anne Perry inscrit son roman entre le vote de la mort du roi par la convention, et l’exécution de celui-ci. Ce sont des événements marquants de l’histoire française, sur lesquels il est sans doute plus difficile de broder. Indéniablement, elle a une excellente connaissance de la période dont elle parle, mais pour autant, j’ai trouvé l’époque historique moins incarné que dans Nicolas Le Floch.

Les personnages, quant à eux, sont tous très biens incarnés, crédibles et intéressant. Mais le rythme du roman m’a semblé assez lent, alors même que les événements se déroulent sur 3 jours seulement, et j’ai mis du temps à vraiment rentrer dans le roman.

Bref, un bon roman policier, un roman historique documenté mais moins bon que ce à quoi je m’attendais, cela reste une bonne première rencontre avec Anne Perry!

L’écho des armes, Yann Mens

« À Sarajevo, les soldats ne sont souvent que des enfants. À Bagdad, l’ennemi n’a pas toujours de visage. À Freetown, il resurgit quand on le croyait disparu et, en Palestine, il peut devenir l’ami d’un instant. Mais l’écho des armes retentit partout, même loin des champs de bataille, jusqu’à Paris et aux couloirs du métro… Neuf nouvelles de guerre. Des drames, des innocents sacrifiés, mais aussi des moments furtifs de grâce lorsque résonne une suite de Bach sur une colline afghane. »

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Je ne suis fan ni de recueils de nouvelles, ni de livres jeunesse… Mais ce petit recueil, acheté et lu pendant mes années collèges, trainait dans ma chambre, et comme il n’est pas très épais j’ai voulu le relire.

Il y a 9 nouvelles dans ce court recueil de 150 pages, qui chacune concernent la guerre, d’une manière ou d’une autre.

Ainsi, Metro raconte le quotidien  d’un père et son fils yougoslave, réfugiés à Paris et contraint à jouer de la musique dans le métro pour survivre. Vani trace le parcours d’une jeune sri-lankaise engagée dans la guerre civile, et auteure d’une attaque kamikaze. Scalp suit une amitié de 30 ans entre Pierre, et Ali, deux ingénieurs mais l’un est français, l’autre irakien. Fairouz décrit l’accouchement d’une israélienne par une infirmière palestinienne sur les routes de Palestine.

Chacune des nouvelles repose sur une idée intéressante, une scène qui aurait pu produire une histoire intéressantes. Sauf que le recueil compte 150 pages et 9 nouvelles. Chaque nouvelles est beaucoup trop courte pour transmettre la moindre émotion, beaucoup trop simple pour réfléchir vraiment. Bref, la plupart de ses nouvelles sont dispensables. Je note tout de même Métro, et Scalp qui m’ont un peu plus marqué que les autres, et dont je me souvenais, malgré le temps qui a passé depuis ma première lecture.

J’ai seulement apprécié que ce recueil, à destination de la jeunesse, ne présente pas de « gentils » et de « méchants », mais seulement des personnages en prise avec des guerres, dans laquelle ils ne sont que des pions. il montre aussi l’universalité de la guerre, chaque nouvelle se passant dans un endroit différent ou presque.

Le thème est intéressant, et l’angle de l’auteur également. Mais les nouvelles sont trop brèves, sans vraiment de fins pour la plupart, de sorte que ce recueil ne m’a pas convaincue.

Ma vie pour la tienne, Jodi Picoult

« A treize ans, Anna a déjà subi de nombreuses interventions et transfusions afin que sa sœur aînée Kate puisse combattre la leucémie qui la ronge depuis l’enfance. Anna sait qu’elle a été conçue pour être génétiquement compatible avec Kate et qu’elle est son seul espoir. Cependant, lorsqu’on lui demande de faire don d’un rein, l’adolescente refuse. Elle veut disposer librement de son corps et ira jusqu’au bout pour se faire entendre… S’inspirant d’un fait réel sur une  » enfant-médicament « , voici un récit choral subtil et profondément humain. »

 

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En septembre j’avais lu (et adoré) une des sortie littéraire de la rentrée, A l’intérieur, de Jodi Picoult, un très beau livre sur un jeune autiste Asperger confronté au système judiciaire.

J’ai récidivé avec Ma vie pour la tienne, un autre roman de cette auteur, toujours sur un sujet brulant d’actualité.

Les Fitzgerald sont une famille comme les autres, ou presque: il y a Brian, pompier, et sa femme, Sara, ancienne avocate devenue femme au foyer. Il y a aussi leurs trois enfants: Jesse, Kate et Anna. Seulement, une leucémie a été diagnostiqué à Kate quand elle avait deux ans, et Anna a été conçue pour être compatible avec sa sœur aînée, pour lui sauver la vie.

Les enfants ont grandi, et les multiples dons d’Anna ont permis à Kate d’atteindre l’âge de 16 ans. Mais elle a besoin d’un rein, un rein que seul Anna peut lui donner. Or Anna refuse, et pour être sûre que sa voix soit entendue, elle engage Campbell, un avocat accompagné d’un chien guide, pour la représenter et obtenir son émancipation.

 

Encore une fois, Jodi Picoult sait se saisir de faits brulants d’actualité, et leur donner une dimension humaine puissante. Le roman est construit de manière chorale: la parole est donnée à tous les personnages. Tous, sauf un. Kate. Tout tourne autour de cette adolescente mourante, mais elle est la seule à qui l’auteur ne donne pas la parole. Cela renforce l’omniprésence de la situation terrible de cette adolescente.

Le roman est très beau en ce que l’on s’identifie à chacun des personnages, on entend parfaitement l’avis de chacun sur le cas, et chacun d’entre eux est crédible.

Pour autant, le roman n’est pas exempt de défauts. D’abord l’auteur se permet certaines facilités qui n’avaient probablement pas besoin d’être, dans la construction du personnages de Campbell et ses relations, mais aussi la fin.

Comme dans A l’intérieur, j’ai eu du mal avec la fin. Si cette fois j’adhère à ce que l’auteur a voulu faire, la fin est expédiée trop rapidement, trop facilement.

Un autre point est que si l’auteur nous permet de comprendre chacun des personnages, de les suivre au plus près, je me suis parfois sentie extérieure à leur histoire. En effet, si le style de l’auteur est fluide, il ne porte pas vraiment l’histoire pour autant, ce que je trouve dommage.

En bref, une belle lecture de Jodi Picoult, qui reprend certains des thèmes de A l’intérieur (l’enfant malade, les relations fraternelles, des relations parents-enfants compliquées, le système judiciaire)

La maison du Cap, Françoise Bourdon

« 1849. Léonie, fille de modestes résiniers, grandit blessée par le désamour de sa mère, qui, un jour, lui assène : « Tu n’es pas faite pour le bonheur, tout comme ta dernière fille. ». Elle deviendra ramasseuse de sangsues. Sa benjamine, Margot, refuse cette existence de labeur et de honte : à elle la Ville d’Hiver, à elle le choix d’une autre vie. Par amour, un homme bâtira pour elle la Maison du Cap…
Se poursuit au fil des décennies et des tumultes de l’histoire une grande saga d’héroïnes : Charlotte la photographe, Dorothée l’aviatrice, Violette la résistante. De génération en génération, elles perpétuent une lignée de femmes fortes et ardentes…
La Maison du Cap demeurera un refuge pour Margot et ses héritières, et le bonheur, une quête ardue, dans une société toujours corsetée. »

 

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Repérée sur la blogosphère ce roman, sensée être un roman du terroir sur le bassin d’Arcachon, m’avait tentée. Aussitôt reçu aussitôt lu, il n’a pas eu le temps de moisir dans ma PAL!

L’histoire est celle de Léonie en 1849, une fille de résinière très pauvre, habitée par la haine de sa mère, et qui élève tant bien que mal ses trois enfants, Margot, Germain et Marie. Puis l’histoire sera celle de Margot, cette enfant née dans la pauvreté et qui n’aspirera qu’à s’élever dans la hiérarchie sociale et à contrôler la Ville d’Hiver, l’un des beau quartier d’Arcachon. On suivra ensuite l’histoire de sa fille, puis de sa petite-fille jusqu’en 1947.

L’angle de vue est intéressant: l’auteur, via des chapitres courts qui commencent tous par la date, avec nombre d’ellipses temporelles, va suivre Léonie, Margot et ses descendantes. Les héroïnes présentées sont des femmes fortes, indépendantes les unes des autres, indépendantes des hommes aussi, à une époque ou cette indépendance était rare et mal-vue. J’ai beaucoup aimé ces héroïnes, qui sont attachantes.

Pour autant, je ne suis pas totalement convaincue par cette lecture. D’une part parce que les ellipses temporelles dont se sert l’auteur ont une forte tendance à diminuer la portée du récit. En effet, cela permet presque systématiquement d’échapper aux scènes d’émotions, aux drames. D’autre part, contrairement à ce qui est annoncé, ce roman n’est certainement pas un roman du terroir. Il n’y a presque aucune description du bassin d’Arcachon tout au long de ce roman, tout juste si des noms de lieux sont régulièrement cités. Certes l’auteur s’est renseigné sur le coin, on le ressent, mais c’est insuffisant à réellement nous transporter sur le bassin.

De plus, l’auteur a cherché à écrire un roman historique, mais clairement elle s’est trop peu documentée, la période historique est très peu décrite, et nous ne sommes pas plus transporté en 1849 que nous sommes transportés sur le bassin. Enfin, il faut bien avouer que le style de l’auteur, s’il est fluide, n’est clairement pas sensationnel.

Bref, une vraie lecture en demi-teinte pour moi: j’ai beaucoup aimé les héroïnes, le concept de suivre une femme, sa fille, la fille de celle ci, … est intéressant, quoique à mon avis, l’auteur aurait dû s’arrêter un peu avant (les dernières héroïnes se ressemblent beaucoup). Par contre je suis vraiment déçue par l’ambiance, qui ne transporte ni au XIX ème siècle, ni sur le bassin d’Arcachon.

Clairement, une lecture facile et pas inoubliable, mais sympathique entre deux livres plus consistants!!

Le crime de l’hôtel Saint-Florentin, JF Parot

« Nicolas Le Floch traverse une période difficile : Louis XV est mort et Sartine quitte ses fonctions de Lieutenant Général de Police pour rejoindre celles de Secrétaire d’Etat à la Marine.
Désormais sous les ordres d’un certain Le Noir, Nicolas doit enquêter sur un crime commis à l’Hôtel de M. de Saint-Florentin, ministre du nouveau Roi.
Sa quête va le conduire à Paris, hors les murs, chez des éleveurs de bestiaux, et à Versailles, où il assurera sa position auprès de Louis XVI.
Fiacre fantôme, meurtres en série, étonnante arme du crime ponctuent cette aventure où se mêlent l’argent, la débauche, l’espionnage et toutes les folies d’une jeune Cour où perdurent rivalités et affrontements anciens. »

 

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Et comme chaque mois, voici le tome 5 des aventures de Nicolas Le Floch!

Le commissaire au Châtelet traverse une période difficile: Louis XV est mort, et son chef, ce très cher Sartine, a quitté ses fonctions pour devenir ministre, de sorte que Nicolas doit composer avec un nouveau chef, Le Noir, qui semble ne pas lui faire confiance, et l’exclut des enquêtes.

Mais voilà que M. De la Vrillère, l’un des ministres du roi, fait directement appel à lui pour résoudre un meurtre commis dans sa demeure: Marguerite Pindron, femme de chambre, vient d’être assassinée. A ses côtés, on a retrouvé le maître d’hôtel, grièvement blessé. A-t-il tué sa maîtresse avant de tenter de se suicider? Tout l’indique, pourtant la blessure de Marguerite semble des plus atypiques. De plus, bientôt on retrouve d’autres jeunes filles, tuées de la même manière.

Voilà un excellent cru des aventures de mon commissaire du Châtelet préféré! Comme toujours on retrouve les mêmes personnages, qui évoluent et vieillissent au fur et à mesure des livres: Nicolas, Bourdeau, Noblecourt, …J’étais inquiète que Sartine disparaisse vu qu’il quitte ses fonction de lieutenant général de police, mais l’homme aux perruques continue à faire quelques (trop) brèves apparitions. On rencontre aussi Louis, fils naturel de Nicolas avec La Satin, un personnage un peu perdu de vue, et dont je n’ai pas tellement aimé le traitement même s’il se justifie. On rencontre aussi Aimée d’Arranet, une jeune fille qui va probablement repparaître dans les prochains tomes…

En plus de suivre ces personnages tellement bien dépeints, on suit la fin du XVIII ème siècle, chez différentes couches de la population. On approche de près Louis XVI et Marie-Antoinette, ces jeunes souverains pas suffisamment formé pour gouverner, spécialement en temps de crise. on entend aussi le peuple gronder, et Bourdeau se fait l’écho de la colère du peuple devant les dépenses royales, et des lumières des philosophes qui se répandent… On suit aussi les mœurs libertines de l’époque, notamment avec Nicolas qui reconnaît son fils naturel, et a des relations avec une autre femme, mais sans être marié, à 34 ans…L’ambiance de l’époque est fidèlement retranscrite, de manière très complète.

Comme souvent, l’enquête policière passe un peu au second plan, mais pour autant je l’ai trouvé plus crédible que les précédentes enquêtes, et assez bien travaillé. Ce n’est pas le principal intérêt de ces livres, aussi ce n’est pas grave si j’avais déjà deviné l’assassin avant le dénouement, ce dénouement est finalement tout indiqué.

Bref, un excellent roman historique, encore une fois, dont le pan policier est plutôt intéressant. Vivement le mois prochain pour lire le tome suivant, Le sang des farines!

Challenge ABC Thriller 2017

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Ca y est je dois être une vraie blogueuse! Je me lance dans mon premier challenge livresque, le Challenge ABC policier/thriller 2017 proposé par Salhuna sur livraddict 🙂

Le principe est assez simple: lire 26 roman policiers/thriller pendant l’année 2017, de 26 auteurs différents, dont le nom commence par une lettre différente de l’alphabet.

Le challenge propose 4 versions possibles:

Catégorie 1 : Challenge complet
26 lettres / 26 auteurs / 26 titres : vous avez le droit à 3 tricheries (prénom de l’auteur, ou lettres présentes dans le nom ou prénom…). Vous avez le droit à 3 BD/manga/album… Vous pourrez changer de titres en cours d’année, mais pas d’auteurs.
> Catégorie 2 : Challenge FreeStyle
26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous avez le droit à 3 tricheries, à 3 BD/manga/album…
> Catégorie 3 : Mini Challenge
13 lettres / 13 auteurs / 13 titres : mais vous n’avez pas le droit de tricheries, ni le droit de BD/manga/album… Vous pouvez changer de titres en cours d’année, mais pas d’auteurs.
> Catégorie 4 : Mini Challenge Freestyle (Nouveau)
13 lettres / 13 auteurs et 13 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous n’avez pas le droit de tricheries, ni le droit de BD/manga/album…

Je me suis inscrite en Catégorie 2, Challenge Freestyle. Je dois donc lire 26 auteurs avec les 26 lettres de l’alphabet, mais pas besoin d’établir une liste à l’avance, ce qui me convient très bien 🙂

Pour autant, j’ai commencé une ébauche de listes, à voir si je m’y tiendrai ou pas:

  • A – Abel Barbara, je sais pas: une auteure dont je n’ai rien lu, mais dont j’entend beaucoup parlé récemment
  • B- Bussi Michel, Le temps est assassin: Ca fait bien trop longtemps que je veux découvrir cet auteur!
  • C – Celestin Ruy, Carnaval: Un roman qui a atteri récemment dans ma PAL, et qui me fait très très envie, je vais devoir me forcer à attendre janvier pour le lire!
  • D
  • E – Eastland Sam, l’œil du tsar rouge: un policier sur la Russie révolutionnaire
  • F – Failler Jean, la régate du Saint-Philibert: Un autre roman de ma PAL dont je ne sais rien, si ce n’est que c’est un policier
  • G – Gilbers Harald, Germania: un thriller historique sur fond d’Allemagne nazie
  • H- Hayder Mo, Viscères: Un auteur que j’ai très envie de découvrir
  • I
  • J
  • K- Kellerman Jesse, Les visages: Ce roman a fait le tour de la blogo et je ne l’ai toujours pas lu!
  • L – Leblanc Maurice, Arsène Lupin, Le bouchon de cristal: Cela fait depuis mes années collèges que je n’ai pas eu l’occasion de lire Arsène Lupin!
  • M – Manzor René, Celui dont le nom n’est plus: Repéré sur un blog ce titre me fait très envie!
  • N
  • O- Owen Nikki, Sujet 375: Jamais entendu parler de ce roman mais le sujet (le syndrome d’Asperger, et l’amnésie) me tentent beaucoup!
  • P – Prévost Guillaume, le mystère de la chambre obscure: un autre policier historique qui traite de la naissance de la photo, rien que ça
  • Q
  • R
  • S – Stevens Chevy, Il coule aussi dans tes veines: Un roman dans ma PAL depuis beaucoup trop de temps, je ne sais absolument plus de quoi il parle!
  • T- Tremayne S.K, Le doute: Une histoire de sœur jumelle dans une île en huis clos!
  • U
  • V – Vargas Fred, …: Une auteure dont j’ai déjà lu et aimé l’Homme à l’envers, je lirai probablement un autre de ses livres, reste à déterminer lequel!
  • W – Wendeberg Annelie, Le diable de la Tamise: Un roman qui allie Sherlock Holmes et une enquêtrice dans l’Angleterre victorienne, que demander de plus?
  • X
  • Y
  • Z

 

Voila pour le moment! Il manque encore des noms sur cette liste, qui n’est absolument pas définitive (je paris que je vais changer d’avis 46 fois au moins), si vous avez des idées de romans pour ce challenge, n’hésitez pas!!

La bête humaine, Zola

« Le sang exécrable des Rougon-Macquart court dans les veines de Jacques Lantier, fils de Gervaise et héritier d’une lignée maudite. Lantier a assisté au meurtre d’un notable par le chef de gare du Havre. Pour se protéger, la femme de ce dernier, Séverine, le séduit et devient sa maîtresse. Auprès d’elle, et dans les vapeurs de sa chère Lison, sa locomotive, Jacques pense pouvoir conjurer ses pulsions meurtrières, résister à  » la hèle enragée qu’il sent en lui  » à la seule vue de la nudité d’une femme. »

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Zola…Parmi les auteurs classiques c’est sans doute l’un de mes préférés. J’aime sa démarche naturaliste (même si je n’y crois absoluement pas), et cette saga monumentale que constitue les Rougon-Macquart, et à laquelle je m’attaque petit à petit.

La bête humaine suit Jacques Lantier (le fils de Germaine, l’héroïne de l’Assomoire), un mécanicien poursuivi par ses pulsions de meurtres, il n’a de contact qu’avec son train, la Lison et rejette toute autre présence féminine. Mais son destin croise celui des Roubaut, un couple trouble, mêlé de près à un assassinat. Et bientôt, tout bascule autour de la ligne ferroviaire Paris-Le Havre.

J’ai beaucoup aimé ce roman, peut-être plus que tous les autres Rougon-Masquart (jusque là mon préféré était Germinal). Peut-être parce que ce roman est une sorte d’esquisse dans un genre naissant à l’époque, celui des romans policiers. Peut-être aussi parce que c’est l’un des romans ou Zola s’éloigne le plus du naturalisme et de sa thèse selon laquelle chacun est prédéterminé par ses gênes, pour explorer ici les instincts animaux présents dans chaque être humain.

Quoi qu’il en soit le roman est bien construit, les personnages sont très aboutit, le roman se lit bien. Cependant l’édition que j’avais (le livre de poche) semblait prendre un malin plaisir à insérer des notes de bas de pages qui dévoilent la suite de l’intrigue! Je vous déconseille donc fortement cette édition.

Songe à la douceur, Clémentine Beauvais

« Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur , c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie. »

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En général, je n’aime pas vraiment les histoires d’amour, ni les romans très à la mode que tout le monde lit. Alors pourquoi Songe à la douceur? Aucune idée mais j’ai été attirée par l’histoire.

L’histoire c’est celle de Tatiana et d’Eugène. A 14 ans, Tatiana rencontre Eugène et en tombe éperdument amoureuse. Mais Eugène a 17 ans, et rejette la jeune fille sans plus y penser. 10 ans plus tard, ils se recroisent. Tatiana a 24 ans, jeune doctorante brillante, Eugène tombe immédiatement sous son charme…

L’histoire est très simple, celle d’une même histoire d’amour à deux époques différentes. Mais ses personnages sont magnifiques. J’ai beaucoup aimé Eugène, il est crédible. Et surtout, je me suis reconnue dans Tatiana. Dans la Tatiana de 14 ans comme dans celle de 24 ans d’ailleurs. C’est un roman d’une grande simplicité, mais qui comprend très bien l’amour et ses mécanismes.

En plus de ça, la rédaction en vers libre apporte vraiment quelque chose, la narration est juste brillante.

Bref ça a été une très bonne lecture. Pour autant, ce n’est pas un coup de cœur, il me manque le petit « truc » en plus. Mais c’est une lecture intelligente, bien plus que ce que je m’attendais à trouver.

 

Bilan octobre 2016

Et voila, le mois d’octobre est passé! Au total, 8 lectures et aucun coup de cœur. Clairement j’ai moins lu, au mois d’octobre, er des choses moins intéressantes que pendant le mois de septembre. En espérant que le mois de novembre sera un meilleur mois livresque, voici mon bilan:

  • Policiers: Ce mois ci, je compte 5 romans policiers à mon actif, et tous très différents les uns des autres. J’ai commencé le mois avec le décevant Trauma, un roman à la construction hasardeuse et que j’ai déjà commencé à oublier. J’ai poursuivi avec Le mystère Sherlock, un roman policier humoristique que j’ai beaucoup aimé. Puis j’ai lu L’affaire Nicolas Le Floch, clairement pas le meilleure de la saga de JF Parot, et Le miroir du mort, un recueil de nouvelles agréable de la reine du crime. Enfin, Le droit de tuer, roman judiciaire et policier dont j’attendais beaucoup m’a vraiment déçu, notamment en raison de ses personnages creux.

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  • Jeunesse: Une lecture au rayon jeunesse ce mois ci! Il s’agit d’Un été outremer, un roman classique sur la recherche de ses origines, mais très agréables à lire, sans prétention.

 

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  • Contemporain: Ce mois ci j’ai lu Parmi tant d’autres… un roman dont j’ai eu beaucoup de mal à comprendre la trame narrative, et qui ne m’a pas émue une seconde malgré son sujet, l’agonie d’un combattant de la guerre de 14-18.

 

 

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  • Fantasy: Après plusieurs années sans lire un seul roman du genre, j’ai renoué avec ce style grâce à Princess Bride, un roman déroutant, mais intéressant.