Parmi tant d’autres…, Christophe Malavoy

« Un pantalon garance, une vareuse, une montre de gousset, un portefeuille, des lettres : c’est tout ce qu’il reste d’André. À partir de quelques objets de famille encore pétris de douleur, Christophe Malavoy nous fait revivre les derniers jours de son grand-père, mortellement blessé lors d’un assaut en Champagne en mars 1915. Un dialogue intime s’installe avec la mort, et avec sa femme qu’il ne reverra pas. Un hommage poignant et pudique de l’auteur à son grand-père « tombé glorieusement au champ d’honneur », parmi tant d’autres… »

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J’ignore totalement comment parmi tant d’autres… a atterri dans ma PAL, mais cette première lecture d’octobre se révèle être un flop total. Un livre d’à peine 200 pages que j’ai eu un mal fou à terminer tant je me suis ennuyée.

Parmi tant d’autres… nous ramène en mars 1915, pendant la Grande Guerre. L’auteur, Christophe Malavoy, revient sur les traces de son grand-père, André, décédé en mars 1915 après avoir agonisé pendant 6 jours. Le livre nous raconte alors cette agonie sans fin d’André, au milieu d’autres blessés, dans une église. Le livre nous raconte aussi les souffrances de quelques-uns des personnages alentours: le prêtre qui veille sur les blessés, la villageoise venue aider, et surtout Odette, la femme d’André, enceinte, qui pense à lui depuis Paris.

Autant vous dire tout de suite que le sujet de ce livre (que j’ignorai en commençant à lire) n’est pas particulièrement joyeux. De plus, ce sujet est très mal exploité. En effet, la narration qui entoure André est particulièrement bizarre: on alterne les passages à la première personne du singulier ou André parle et les passages ou c’est l’auteur lui-même qui nous parle de son Grand-père. Les passages sur les autres personnages arrivent toujours comme un cheveux sur la soupe, en plein milieu d’un chapitre, de sorte qu’il est difficile de suivre qui on suit. De plus, les personnages sont très peu caractérisé, seulement esquissé, de sorte que je ne me suis pas attachée à leurs souffrances.

Il me semble que le tout est un choix narratif de Christophe Malavoy, pour faire transparaître que ces personnages appartiennent à une masse beaucoup plus grande de soldats qui vont mourir en 14-18, mais le procédé m’a totalement déconcerté et m’a totalement fait sortir de ma lecture.

Les seuls passages que j’ai apprécié concernent Odette, la femme d’André, enceinte et avec déjà un petit garçon de 18 mois à sa charge. D’une part les passages la concernant sont vraiment séparé du reste du récit de sorte que l’on comprend qui parle. D’autre part, le personnage d’Odette est très bien décrit, et on s’y attache. Le dernier chapitre qui suit Odette apprenant le décès de son mari est un très beau moment.

Bref, une lecture qui ne m’a pas convaincu, bien que je reconnaisse que Christophe Malavoy ait un style intéressant.

 

 

 

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