Princess Bride, William Goldman

« Il était une fois la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Le conte intemporel de S. Morgenstern -redécouvert et merveilleusement abrégé par Wiam Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliable que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya, le fabuleux bretteur qui ne vit que pour venger la mort de son père ; Fezzik, le plus doux et le plus fort des colosses… et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la fiancée, la femme idéale, la plus belle de toute l’histoire du monde. Princess Bride : un bijou d’humour et d’émotion, un merveilleux classique devenu un film culte et le roman favori de millions de lecteurs. »

 

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J’adore la fantasy, seulement j’ai du mal avec les séries-de-15-tomes-minimum qu’on voit souvent dans ce genre. Tel n’est pas le cas de Princess Bride.

Princess Bride est un roman inrésumable. C’est l’histoire de William Goldman, auteur et scénariste qui décident d’abréger le roman Princess Bride écrit par S. Morgenstern, pour que son fils Jason ait envie de le lire. C’est aussi l’histoire de Princess Bride: la belle princesse Bride fiancée au prince Humperdinck, mais amoureuse de Westley, la vengeance d’Inigo Montoya et Fezzik, le géant amoureux des rimes.

Même si l’histoire ne peut pas être résumée, ça n’a pas vraiment d’importance: ce n’est pas vraiment l’histoire qui compte ici, c’est plutôt le ton sur lequel c’est conté. Le roman est une totale parodie des contes habituels de cape et d’épée. Tout est fait sur un ton très kitsch, et entourée par une méta-histoire (fictive, puisque ce n’est pas S.Morgenstern qui a écrit ce roman mais bien Goldman) sur les difficultés de Goldman à abréger le superbe roman de Morgenstern.

C’est un roman très spécial, vraiment une expérience de lecture particulière. On en ressors en ne sachant plus ce qu’on peut croire dans ce livre. Pour autant, j’ai bien aimé, même si j’ai été déconcertée pendant toute la lecture.

 

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Un été outremer, Anne Vantal

« Enfant adopté, Félicien décide d’apprendre la vérité sur ses origines le jour de ses dix-huit ans: il est né à Alger, il est arabe. Il décide de partir en Algérie à la recherche de sa mère biologique. Son enquête et sa quête personnelle le conduiront jusque dans un petit village de Kabylie. »

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En matière de livre jeunesse, j’ai lu un peu tout et n’importe quoi quand j’étais ado. Mais il y a une collection qui m’a particulièrement marquée et qui reste, pour moi, attachée à mes années lycées. C’est cette très jolie collection Roman Ado de chez Acte Sud Junior dont est issu ce roman. Parmi les romans de cette collection, plusieurs m’ont marqué durablement: Accrocs de Gilles Abier, Bacha Posh de Charlotte Erlih, et surtout Peine Maximale, d’Anne Vantal, sans doute l’un des romans qui a le plus marqué mon adolescence.

Or, traînait dans ma PAL ce petit roman très court, Un été outremer, publié dans une collection que j’adore par une auteur que j’ai beaucoup aimé lire. Il m’a fallu du temps mais j’ai fini par lire ce roman. Pour tout dire le thème ne me tentait pas, et il a été acheté probablement uniquement en raison de la collection dans laquelle il a été éditée.

Félicien Desjoncquières est un jeune homme de 18 ans comme tous les autres. Il vit à Paris avec ses parents et sa petite sœur. Seulement, Félicien a été adopté, et à 18 ans, il consulte les archives concernant ses parents biologique. Il n’y a qu’un nom, Samira Meziane, à Alger. Félicien s’embarque alors pour l’Algérie, à la recherche de ses origines.

Encore une fois, Anne Vantal est un excellent auteur. L’histoire est classique, rien de transcendant, mais on s’identifie facilement au narrateur, et on entre très bien dans cette courte histoire.

C’est un roman facile, sans doute moins bon que Peine Maximale, mais un roman plaisant, très court, que j’ai apprécié de lire.

 

Le droit de tuer, Grisham

« A Clanton, dans le Mississippi, la petite Tonya Hailey est sauvagement violée et torturée. En plein tribunal, son père, Carl Lee, massacre les deux accusés au fusil-mitrailleur. Son sort semble tout tracé : la chambre à gaz. En effet, nous sommes dans le sud profond des Etats-Unis et Carl Lee est noir… Mais Jake, un jeune avocat blanc, aussi courageux qu’ambitieux, décide de le défendre. Le Ku Klux Klan fait front. Bientôt un souffle de haine embrase la petite ville de Clanton... »

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J’adore les romans judiciaires, ce n’est pas nouveau, et en la matière Grisham est paraît-il une référence…Le droit de tuer a été ma première lecture de cet auteur.

L’histoire est celle de Carl Lee Hailey, un père de famille, dont la fille, Tanya, est violée et torturée par deux hommes alors qu’elle n’a que 10 ans. Immédiatement, Carl Lee souhaite se venger, et il va tuer les deux violeurs. Or nous sommes dans un Etat du Sud, a Clanton, au Mississipi, et Carl Lee est noir, les violeurs sont blancs. Son destin semble clair, il va être condamné à mort…Mais Jack Brigance, un jeune avocat ambitieux décide de s’en mêler.

Je dois avouer quelque chose, à la fin de ma lecture je me suis sentie obligée de me renseigner sur l’auteur, et notamment sur ses convictions politiques. J’adore les legal-thriller, mais celui ci m’a posé problème. L’auteur part d’une excellente idée de base, le procès d’un homme pour avoir tuer les violeurs de sa fille. Mais à mes yeux, il ne s’intéresse pas aux bonnes questions.

Ce roman met principalement en avant le racisme, de manière évidente, permanente. Bien sûr, il s’agit d’un grand problème du système judiciaire américain (et probablement du système judiciaire français), mais il est traité maladroitement ici. Il est affirmé à répétition partout que si les violeurs avaient été noirs et l’accusé blanc, il n’aurait pas été accusé. Cela ne me paraît pas évident mais soit…Ce qui m’a le plus dérangé en fait, c’est les remarques racistes qui parsèment le livre malgré le sujet. En effet, on suit plusieurs personnages, et le personnage principal, Jack Brigance, semble ne pas pouvoir s’empêcher de constater que les noirs sont ceci ou cela…Difficile de dire qu’on lutte contre le racisme après cela. De même, le roman s’autorise de nombreuses remarques sexistes.

En plus de cela, à mes yeux, un livre sur ce sujet ne pouvait pas ne pas traiter de la peine de mort. Or c’est à peine si on a le droit à une discussion sur le sujet, discussion qui aboutit au fait que la peine de mort est parfaitement justifiée est normale. C’est une position personnelle, mais je suis anti-peine de mort, et je déteste le roman qui vient normaliser la peine de mort.

Outre le côté politique, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, dont les émotions sont finalement peu décrites. Même si on comprend tout à fait pourquoi Carl Lee agit, il n’est pas développée pourquoi il veut tuer les violeurs, mais seulement la manière dont il s’y prend.

Au final, on se retrouve avec un bon page-turner, qui se lit facilement bien qu’il fasse 700 pages, et dont la fin est plutôt bonne. Mais il s’agit d’une succession d’événement menant jusqu’au procès, avec des personnages peu attachant, sans aucun questionnement sur le système judiciaire.

C’est dommage, car je m’attendais vraiment à mieux de ce livre.

 

 

Le miroir du mort, Agatha Christie

« Chacun sait qu’Hercule Poirot est le plus grand détective de tous les temps. Un homme se suicide quelques heures après lui avoir demandé assistance ? Allons donc ! Ce serait trop facile, et le petit belge sait bien que personne ne fait appel à lui sans raison… Pour lui, rien de plus facile que de déjouer les jeux de glaces, voir au-delà du miroir et faire faillir la réalité des apparences. Le Miroir du mort, Feux d’artifice, L’invraisemblable vol : des nouvelles où le génie de la déduction d’Hercule Poirot s’en donne à cœur joie. »

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Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu la reine du crime…Et ce petit recueils trainait dans ma PAL depuis une éternité! Il s’agit d’un recueils de 4 nouvelles (et non pas 3 comme l’annonce la couverture) très rapides, les nouvelles font entre 20 et 60 pages chacune.

Feux d’artifice: Mrs Allen est retrouvée morte dans sa chambre, un revolver à la main, un suicide? Mais alors pourquoi n’y a-t-il plus d’empreintes sur le revolver?

L’invraisemblable vol: Lord Mayfield, homme politique d’importance, a accueilli chez lui lord et lady Carrington, leur fils Reggie, Mrs Macatta, une député, et Mrs Vanderlyn. Alors qu’il se balade avec Lord Carrington, des plans secrets sont volés. Qui a pu commettre le vol?

Le miroir du mort: Hercule Poirot est convoqué par Sir Gervase Chevenix-Gore, un vieil original. Mais quand Hercule Poirot arrive, Sir Gervase s’est suicidée. Est-ce vraiment un suicide? La plupart des personnes vivant dans sa demeure pourraient bien avoir une bonne raison de le tuer…

Trio à Rhodes: Hercule Poirot part en vacances à Rhodes, ou il rencontre notamment le couple Chambry, dont la femme, Valentine, cherche à séduire Mr Gold, lui aussi venu en vacances avec sa femme. Hercule Poirot l’annonce, un meurtre va être commis. mais par qui?

 

Sur les 4 nouvelles, mes préférés sont l’invraisemblable vol et le miroir du mort, deux novelles dans lesquels tout le génie et la simplicité d’Agatha Christie se livre, et ou on se dit « mais oui bien sûr » quand Hercule Poirot livre la solution, sans pour autant avoir pu résoudre nous-même le crime.

J’ai trouvé que Feux d’artifices était un peu vieillie, je ne suis pas sûre qu’elle soit solvable sans des éléments très précis du mode de vie de l’époque.

Quand à Trio à Rhodes, le concept de cette nouvelle est passionnant, mais elle est trop courte pour se donner le temps de réfléchir vraiment.

 

 

 

 

L’affaire Nicolas Le Floch, JF Parot

« En ce mois de Janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célébre Commissaire au Châtelet, est d’humeur sombre. Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable.
Qui cherche à compromettre le protégé du Roi et du Lieutenant Général Sartine?
Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sureté de l’Etat, Nicolas doit se cacher.
Au service du Secret du Roi, il découvrira les cruelles subtilités des complots de Cour. Avec l’aide du fidèle Inspecteur Bourdeau, tandis qu’entre Londres, Versailles et Paris les factions rivales s’affrontent, il devra déjouer bien des pièges.
Après « Le Fantôme de la Rue Royale », c’est avec le même plaisir que nous retrouvons l’intrépide et talentueux Nicolas Le Floch dans une aventure sur fond de fin de règne, alors que la colère du peuple commence à gronder. »

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Et voici ma quatrième rencontre avec ce cher Nicolas Le Floch, inspecteur au Chatelet en 1774.

La belle Julie De Lastérieux, maîtresse de Nicolas, vient d’être assassinée, au cours d’une soirée ou elle s’est ouvertement disputée avec son amant…Tout semble concourir à accuser le commissaire du Chatelet, heureusement il conserve la confiance de ses amis, de son chef Sartine, et de son roi. Pour autant, il semble qu’il se soit fait des ennemi haut-placés, et déterminés à le faire tomber, surtout lorsque Louis XV lui confie une mission secrète à Londres.

Disons le, JF Parot n’a pas son pareil pour décrire le Paris de la fin du XVIII ème siècle, plus vivant que jamais. La restitution historique est impressionnante de détails, est paraît tellement vrai,  tellement vivante, un vrai plaisir! Dans ce tome, nous continuons à explorer les rues de Paris, l’Eglise de Notre-Dame surtout, mais nous avons aussi le plaisir de faire un détour londonien, qui bien que court, est un agréable changement dans la routine des enquêtes de notre commissaire. De plus, nous assistons à un changement de règne, et j’ai eu de la peine de perdre Louis XV.

Mais si le cadre descriptif est assurément le point fort du roman, l’enquête policière ne m’a pas convaincue. Avec Parot, il semble que j’aime une enquête sur deux qu’il fait vivre à ses personnages: J’ai aimé L’énigme des blancs Manteaux, puis ai été déçue par L’homme au ventre de plomb, avant d’aimer Le fantôme de la rue royale. Cette fois encore, je suis passée à côté du versant policier de l’intrigue, qui est moins exploité dans ce volume, pour se consacrer au jeu politique et à la description de la fin de règne de Louis XV. L’intrigue m’a parue brouillon, assez peu convaincante dans ses justifications, et le dénouement ne m’a pas emballé.

Bref, encore une belle rencontre avec Nicolas Le Floch et tous les truculents personnages secondaires qui peuplent cette saga (Sartine et ses perruques, Bourdeau, Noblecourt, Semacgus, Samson,…). Le versant historique de cette saga est vraiment exceptionnel, même si j’aime moins le côté policier.

Le mystère Sherlock, J.M. Erre

« Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l’accès à l’hôtel Baker Street. Cet hôtel, charmant et isolé, a été coupé du monde pendant trois jours à cause d’une avalanche. Personne n’imagine que, derrière la porte close, se trouve un véritable tombeau. Alignés dans les frigidaires, reposent les cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par l’éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne. Le genre de poste pour lequel on serait prêt à tuer… »

 

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Dans l’hôtel de Baker Street, en plein cœur des Alpes, 10 universitaires se sont réunies pour un colloque consacré à Sherlock Holmes…

Il y a Gluck, un minuscule professeur qui s’identifie à ses personnages de romans préférés au point d’adopter leur personnalités. Mais aussi JPP, qui adore Sherlock Holmes au point de lui parler…Il y a aussi MacGonagham, vieux beau persuadé de son rôle de leader charismatique, Rodriguez, qui compense une très grande laideur extérieur par une belle personnalité, Durieux, pour qui seul compte l’intellect, Rufus qui suit Durieux à la trace, Eva, dont le tour de poitrine affole les hommes, Dolorès, catholique et jalouse d’Eva, et aussi Oscar, qui a atterri là un peu par hasard.

Tous ces universitaires sont là dans un seul but: impressionner le professeur Bobo, cet universitaire en décomposition qui a (enfin) décidé de prendre sa retraite, et doit, à ce titre, désigner le prochain titulaire de la nouvelle chaire d’holmésologie…Et puis il y a Audrey, journaliste d’investigation enquêtant sur ces amateurs de Sherlock Holmes.

Tous ces personnages vont se retrouver coincés par la neige, 4 jours durant dans l’hôtel. Lorsque enfin les policiers viennent à leur secours, on découvre 11 cadavres. Que s’est-il passé?

 

J’ai entendu parler du Mystère Sherlock sur le blog deslivresdeslivres. Ne connaissant pas l’auteur, j’ai été attiré par ce qui se présentait comme un petit roman policier-humoristique, notamment en raison du thème de Sherlock Holmes. Pourtant habituellement les romans d’humour ne sont pas ma tasse de thé, et je préfère un policier bien noir…Pourtant, j’ai adoré le mystère Sherlock!!

Ce roman est bien construit, avec des pointes d’humour fines et bien dosées, qui ne gâchent pas l’intrigue policière. Le récit est fait de plusieurs témoignages des différents protagonistes de l’histoire, sous différentes formes (enregistrement, journal, post-it, lettres,…) tous biens trouvés, révélateurs de la personnalité de chacun et permettant au récit de rebondir. Enfin, la fin est juste absolument parfaite, je m’attendais un peu à ce qu’on y trouve, et pourtant je n’avais pas tout vu, c’est un excellent dénouement!

Mon seul bémol concerne le côté caricaturaux des personnages. Dans un roman d’humour, je comprend tout à fait que des personnages caricaturaux qui prêtent à rire soient une bonne chose. Pourtant, quelque chose me chiffonne. Sur les 11 personnages du livres, 3 sont des femmes, et 2 d’entres elles sont résumés à leur concurrence dans l’intérêt des hommes. A mes yeux, il aurait été beaucoup plus drôles (et beaucoup moins sexistes) d’avoir des personnages féminins ayant un réel intérêt pour Sherlock, à l’instar des personnages masculins qui sont présentés pour certains via leur intérêt pour Sherlock Holmes. Bref, je trouve les personnages féminins assez sexistes, ce qui m’a déçu quand j’ai adoré le livre par ailleurs. Surtout que le roman contient de nombreux jeux de mots plutôt fins, il n’y avait pas besoin de rajouter ces caricatures de femmes pour rire.

 

 

 

Trauma, Jeff Abbott

« Miles Kendrick est un homme comme les autres, ou presque. Souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique, il vit à Santa Fe, sous une fausse identité fournie par le FBI, essayant de mener une existence normale et d’oublier un passé tumultueux. Sa vie bascule à nouveau lorsque sa psychiatre, le docteur Allison Vance, disparaît après l’avoir appelé à l’aide. Soutenu par deux autres patients du docteur Vance souffrant des mêmes troubles que lui, Miles doit faire toute la lumière sur cette disparition s’il veut sauver sa peau. Avec le FBI qui le soupçonne, un tueur à ses trousses, Miles devra reconstituer une réalité qui lui échappe, lutter contre ses peurs paralysantes et affronter son passé pour venir à bout de ce piège infernal. »

 

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Michael Raymond, un jeune homme travaillant dans une galerie d’art, est appelée à l’aide par sa psy, Allison Vance, juste avant que celle ci ne soit tuée dans une explosion…

Sauf que Michael s’appelle en réalité Miles Kendrick, c’est un témoin protégé par le FBI, souffrant d’un PTSD, un syndrome post-traumatique qui le fait halluciner la présence d’Andy, son meilleur ami, mort.

Miles va enquêter sur les conditions mystérieuses de disparitions d’Allison, avec notamment l’aide de Nathan Ruiz, un soldat traumatisé par la guerre d’Irak, et Celeste, une starlette de télé-réalité devenue agoraphobe après qu’un fan ait assassinée son mari.

Seulement, il semble que Miles n’ait pas été le seul à vouloir savoir ce que trafiquait Allison, et très vite, les différents personnages vont se retrouver dans une course poursuite…

Voila un thriller sensé être « haletant », qui aurait du m’empêcher de fermer l’œil à en croire les critiques. Autant le dire tout de suite, ça n’a pas été le cas. Initialement, il s’agit d’un turn-over assez sympa, avec des rebondissements rythmé, et une trame sinon originale du moins bien exploité. Le livre évoque les PTSD, et sur ce point j’ai beaucoup aimé la sensibilisation à ce trouble psychologique qui  est faite (oui j’aime les livres traitant de problèmes psychologiques, et la psychologie en général bien que je n’y connaisse rien).

Puis, j’ai eu l’impression que le livre s’essoufflait, les rebondissements m’ont paru trop tarabiscotée, et surtout l’enquête s’anéantit totalement au profit d’un roman d’aventure. En effet, je ne dirai pas que l’enquête est conclue 100 pages avant la fin du livre, mais à ce moment elle perd clairement son intérêt, de sorte que l’on se contente ensuite de suivre les aventures des personnages.

Enfin, la fin est clairement bâclée, elle sort de nulle part sans aucune explication d’aucune sorte, et achève vraiment mal un roman qui partait pourtant bien.

Bref, c’est un échec pour moi, certes je préfère les romans d’enquêtes lents, mais je peux aimer un bon thriller quand il est bien écrit, là ce n’était pas le cas. C’est dommage, car j’ai aimé les personnages (bien qu’un peu caricaturaux), et le sujet des PTSD.

Parmi tant d’autres…, Christophe Malavoy

« Un pantalon garance, une vareuse, une montre de gousset, un portefeuille, des lettres : c’est tout ce qu’il reste d’André. À partir de quelques objets de famille encore pétris de douleur, Christophe Malavoy nous fait revivre les derniers jours de son grand-père, mortellement blessé lors d’un assaut en Champagne en mars 1915. Un dialogue intime s’installe avec la mort, et avec sa femme qu’il ne reverra pas. Un hommage poignant et pudique de l’auteur à son grand-père « tombé glorieusement au champ d’honneur », parmi tant d’autres… »

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J’ignore totalement comment parmi tant d’autres… a atterri dans ma PAL, mais cette première lecture d’octobre se révèle être un flop total. Un livre d’à peine 200 pages que j’ai eu un mal fou à terminer tant je me suis ennuyée.

Parmi tant d’autres… nous ramène en mars 1915, pendant la Grande Guerre. L’auteur, Christophe Malavoy, revient sur les traces de son grand-père, André, décédé en mars 1915 après avoir agonisé pendant 6 jours. Le livre nous raconte alors cette agonie sans fin d’André, au milieu d’autres blessés, dans une église. Le livre nous raconte aussi les souffrances de quelques-uns des personnages alentours: le prêtre qui veille sur les blessés, la villageoise venue aider, et surtout Odette, la femme d’André, enceinte, qui pense à lui depuis Paris.

Autant vous dire tout de suite que le sujet de ce livre (que j’ignorai en commençant à lire) n’est pas particulièrement joyeux. De plus, ce sujet est très mal exploité. En effet, la narration qui entoure André est particulièrement bizarre: on alterne les passages à la première personne du singulier ou André parle et les passages ou c’est l’auteur lui-même qui nous parle de son Grand-père. Les passages sur les autres personnages arrivent toujours comme un cheveux sur la soupe, en plein milieu d’un chapitre, de sorte qu’il est difficile de suivre qui on suit. De plus, les personnages sont très peu caractérisé, seulement esquissé, de sorte que je ne me suis pas attachée à leurs souffrances.

Il me semble que le tout est un choix narratif de Christophe Malavoy, pour faire transparaître que ces personnages appartiennent à une masse beaucoup plus grande de soldats qui vont mourir en 14-18, mais le procédé m’a totalement déconcerté et m’a totalement fait sortir de ma lecture.

Les seuls passages que j’ai apprécié concernent Odette, la femme d’André, enceinte et avec déjà un petit garçon de 18 mois à sa charge. D’une part les passages la concernant sont vraiment séparé du reste du récit de sorte que l’on comprend qui parle. D’autre part, le personnage d’Odette est très bien décrit, et on s’y attache. Le dernier chapitre qui suit Odette apprenant le décès de son mari est un très beau moment.

Bref, une lecture qui ne m’a pas convaincu, bien que je reconnaisse que Christophe Malavoy ait un style intéressant.

 

 

 

Bilan septembre 2016

Après un mois de blog, et de lectures, l’heure du bilan est arrivé 🙂 Qu’ais-je lu au mois de septembre? En septembre j’ai lu 9 livres soit presque 2 livres par semaine.

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  • Coup de cœur du mois: Mon coup de cœur ce mois-ci est incontestablement A l’intérieur de Jodi Picoult, un très beau pavé sur un adolescent atteint du syndrome d’Asperger accusé de meurtre.

 

 

  • Policiers: J’ai lu 4 romans policiers en septembre (sans compter A l’intérieur qui se rapproche davantage du roman psychologique), tout d’abord j’ai lu les trois premiers tome de la série Nicolas Le Floch par Jean-François Parot (L’énigme des blancs manteaux, l’homme au ventre de plomb et le fantôme de la rue royale), qui si ce ne sont pas des thrillers halletants, sont des romans policiers historiques soignés et très sympa. je continuerai cette saga dans les mois à venir! Ensuite j’ai lu La fille cachée de Lisa Gardner, un roman policier beaucoup trop manichéen à mon goût.

 

 

  • Jeunesse: Au rayon jeunesse, j’ai démarré la saga Demain Quand la guerre a commencé de John Marsden, dont j’ai lu le tome 1 et le tome 2 que j’avais dans ma PAL. La saga est sympa sans faire d’étincelle, je ne suis pas certaine de la continuer…

 

 

rien ne s'oppose à la nuit

  • Contemporain: J’ai démarré septembre en lisant Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan. Un très beau roman en partie autobiographique dans lequel elle retrace la vie de sa mère, bipolaire.

 

 

 

les-borgia

  • Classique: J’ai lu Les Borgia  d’Alexandre Dumas, issu de ses chroniques « crimes et châtiments célèbres ». Alors que je m’attendait à un récit des méfaits de César Borgia, le livre se contente d’une chronique de l’évolution de la situation géopolitique de l’Italie entre 1495 et 1502, je suis assez déçue.