Demain quand la guerre a commencé T2, John Marsden

« Leur pays a été envahi, leurs familles emprisonnées, leurs maisons réquisitionnées.
Réfugié dans une vallée perdue, un groupe d’adolescents a décidé de résister. Bravement, avec les moyens dérisoires qui sont les leurs, ils vont combattre un ennemi sans pitié. Ils risquent leur vie et ils le savent ; mais ils savent surtout que la liberté n’a pas de prix. »

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Après avoir relu le premier tome de Demain quand la guerre a commencé, j’ai immédiatement commencé le tome 2 de cette sage jeunesse plutôt sympathique (toujours avec cette affreuse couverture des éditions Black Moon).

On retrouve nos jeunes héros Ellie, Lee, Homer, Fiona, Robyn et Chris quelques semaines après la fin du premier volume, dans leur campement au beau milieu du bush australien. Ces adolescents auparavant très ordinaires sont entrés en résistance contre l’armée ennemi qui a envahi leur pays, et ont quelques hauts faits d’armes à leur actif.

Dans ce second volume, ils vont rencontrer un autre groupuscule de résistants, les héros d’Harvey, et vont, durant un temps du moins, être tentés de laisser des adultes prendre les décisions à leur place. Mais les héros d’Harvey  se révèlent être des résistants peu convaincants, menés par le major Harvey, un personnage très antipathique.

Le récit d’aventures de ce second volume se déroule de manière moins rythmé que le premier j’ai trouvé, il ne se passe pas grand chose pendant une bonne partie du récit, plus long à mettre en place que le premier tome.

Pour autant, on observe aussi les personnages qui évoluent beaucoup, et de manière cohérente. J’ai trouvé le personnage d’Ellie, la narratrice, moins insupportable, bien que je regrette que ce soit elle la narratrice et pas Homer. Le récit est en effet ponctué par de longues tirades sur les sentiments, toujours très confus, que la situation inspire à la jeune fille. Le plus souvent ces tirades n’ont aucun intérêt, et le plus souvent elle se conclue par une espèce de vérité générale assénée comme une découverte majeure.

Mais je dois reconnaître plusieurs qualités à ce récit, dans la continuité du premier volume. En premier lieu, les histoires d’amours qui m’exaspéraient tellement dans le premier volume sont moins présentes ici, ou du moins sont plus crédibles à mes yeux. De plus, j’apprécie toujours autant que l’auteur évoque la sexualité dans un roman destiné à des adolescents. Certes, John Marsden aurait pu s’en passer, comme tant d’autres auteurs jeunesses (je suppose que c’est plus facile à vendre auprès des parents et donc des maisons d’éditions). Mais il m’a toujours paru d’une absurdité sans nom que les romans adolescents (les personnages doivent avoir 16-17 ans, et le roman s’adresse à des jeunes de cet age) n’aborde pas la question. J’apprécie beaucoup le message positif sur la sexualité que fait passer John Marsden, sans jamais tomber dans le détail, mais en dédramatisant la question, et en omettant pas le détail de la contraception.

Autre chose, que je n’avais pas nécessairement relevé dans le premier tome, mais le récit est plutôt féministe. En effet, les héros sont autant de filles que de garçons au départ, et le rôle des filles n’est pas moins important que celui des garçons, ni stéréotypée (elles ne s’occupent pas seulement de la cuisine, Ellie conduit des camions et fait sauter des explosifs). De plus, l’armée ennemie est composé d’hommes mais également de femmes, sans que cela soit jamais remis en question.  De plus, lorsque les héros d’Harvey se montrent sexistes, cela est clairement dénoncé comme négatif.

En bref, ce roman jeunesse véhicule des valeurs archi-positive, et j’en suis très contente 🙂 Pour autant, il ne révolutionne pas le genre, même si c’est un roman d’action sympa. Je lirai peut-être le troisième tome si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Demain quand la guerre a commencé T1, John Marsden

« Ce jour-là, ils sont partis à sept. Sept copains, garçons et filles, amateurs de randonnée. But de la balade :Hell, l’enfer, un lieu sauvage et inexploré sur lequel court une étrange légende.
A leur retour, ils découvrent un monde de désolation, comme si le temps s’était arrêté. L’enfer est devenu réalité. Désormais, ils vont devoir trouver en eux la force d’affronter le chaos absolu.
Rien ne les y avait préparés… »

 

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Si je lis à peu près de tous les genres littéraires, il y a bien longtemps que j’avais arrêté de lire des romans jeunesses…Mais, ma PAL ayant très peu bougé pendant un certain nombre d’années, j’en extirpe parfois des romans jeunesses souvenirs de mon adolescence. Dans le cas présent, il s’agit en vérité du tome 2 que j’avais gardé dans ma PAL, j’avais déjà lu le livre que je vous présente aujourd’hui il y a un certain nombre d’année, trop vieux pour que je m’en souvienne.

En plus, je partais avec un très mauvais a priori car outre le fait que je ne suis plus habituée aux romans jeunesses, je n’apprécie pas du tout la maison d’édition Black Moon, qui a édité cette saga. Pourtant, Demain quand la guerre a commencé s’est révélée une lecture plutôt agréable.

Le postulat de base est assez prometteur : Sept adolescent du bush australien décident de partir camper 5 jours dans un endroit reculé du monde, quand ils reviennent leur pays a été envahi.

On va alors suivre Ellie, Homer, Fiona, Lee, Robyn, Kevin, Corrie et Chris dans un roman d’aventure plein de rebondissements. Chacun des personnages est plutôt bien campé, pas trop caricaturaux contrairement à ce qu’on aurait pu croire. J’ai notamment bien aimé Homer, ado rebelle qui se révèle un leader intelligent, et Fiona, jeune fille bourgeoise protégée qui se révèle plus intelligente qu’il n’y paraît.

John Marsden aborde à travers ces personnages plusieurs thèmes intéressant. Ainsi, à travers ces jeunes héros est abordé le thème de l’entrée en résistance, la légitime défense qui donne le droit de tuer,…Une autre chose que j’ai apprécié, par rapport à beaucoup de romans jeunesses qui occultent totalement la question, c’est que la sexualité est sous-entendue, et que si les héros sont assez innocents, l’auteur ne fait pas comme si la question n’existait pas.

Pour autant, les histoires d’amour entre les différents protagonistes, notamment les histoires d’amour d’Ellie, la narratrice, m’ont particulièrement fatiguée, mais cela plaira probablement au public auquel cela est destiné.

Il ne s’agit clairement pas du roman de l’année, et je doute de me souvenir de ce roman dans un an, mais la lecture était agréable, facile. un bon roman jeunesse pour adolescent, sans plus

Par ailleurs, il y a un film adapté d ece roman, que j’ai vu il y a un moment déjà, mais qui est plutôt sympa!

 

 

 

A l’intérieur, Jodi Picoult

« Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille resurgissent brutalement.
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ? »

 

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Ma première rencontre avec Jodi Picoult, et quelle rencontre!! Cette auteur, apparemment connu pour ses romans très axés sur la psychologie de ses personnages, m’était totalement inconnu jusqu’à ce que je croise ce roman sur un blog. Aussitôt acheté, aussitôt lu, aussitôt adoré!

Ce roman, est un roman chorale qui, par de très brefs chapitres, nous donne à voir le point de vu des différents protagonistes sur la situation douloureuse à laquelle est confrontée Jacob Hunt et sa famille.

En effet, jacob Hunt, un adolescent de 18 ans atteint du syndrome Asperger, un type d’autisme provoquant de très grande difficultés sociales, est arrêté suite à la mort de Jess, une étudiante qui lui donnait des cours de socialisation. Dès lors, on suit Jacob, cet adolescent passioné de criminologie, et sans doute plus calé que la plupart des étudiants en droit sur la matière, mais qui ne supporte pas l’idée de rater un épisode de Crime Busters à la télé, sous peine d’une crise de nerf monumentale. A travers Jacob, on suit son procès, auquel il ne comprend rien, enfermé dans sa bulle, loin de nous. L’auteur nous dépeind le syndrome d’Asperger avec force détails, en montrant très clairement en quoi il handicap Jacob dans sa vie quotidienne, et en quoi cela le rend incapable de suivre son procès pour meurtre.

Mais on suit également Emma, cette mère courage qui a tout sacrifié pour son fils, qu’elle aime comme il est, mais pour qui la vie n’a pas été tendre. En effet, elle se bat sans cesse pour ce fils incapable de lui dire qu’il l’aime, qui ne la regarde jamais dans les yeux, et qui semble incapable d’éprouver de l’empathie pour quiconque. Elle n’a pas choisi la maladie de son fils, mais elle l’affronte jour après jour, et cherche à donner à Jacob la vie la plus normale qu’il soit.

On voit aussi Théo, le frère cadet de Jacob, 15 ans, qui doit lui aussi vivre avec le syndrome envahissant de son frère, dans un foyer qui tourne seulement autour de Jacob. une situation qu’il n’a pas choisi, lui non plus, mais avec laquelle il va devoir vivre toute sa vie.

La parole est également donné à Rich, cet inspecteur de police, qui cherche à arrêter le coupable du meurtre de Jess, parce que lui aussi a une fille. Enfin, on entend Oliver, ce jeune avocat qui plaide sa première affaire criminelle et qui essaie, tant bien que mal, de comprendre Jacob et son syndrome.

C’est un très gros pavé de 600 page, riche et dense que j’ai dévoré en moins de 2 jours. Les personnages vont continuer à me suivre pendant un moment, et il est certain que je relirai Jodi Picoult. Non seulement j’ai beaucoup appris sur le syndrome d’Asperger, syndrome auquel j’ai déjà été confrontée et qui se révèle très déroutant, mais il s’agit surtout d’un roman d’une très grande humanité. Chacun des personnages est dépeint, sans aucun manichéisme, dans ses forces et ses faiblesses. Si le syndrome d’Asperger handicape profondément Jacob dans ses relations sociales, ce syndrome fait partie de lui et lui donne aussi une intelligence peu commune.

De plus, c’est un roman qui pose les bonnes questions. Un individu comme Jacob peut-il être jugé pénalement responsable? A qui incombe la responsabilité de ce jeune handicapé? A sa mère? A son frère lorsque sa mère ne sera plus?

Bref, un très grand roman, dont le point faible à mes yeux est la fin, un poil trop rapide à mon goût, et qui laisse trop de questions en suspens.

Ne vous attendez pas à un roman policier, ce n’en est pas un. Le dénouement de l’enquête n’a, au fond, que peu d’importance. On pourrait à la limite le qualifier de roman judiciaire, puisqu’il suit toute la procédure et le procès. Mais il ne faut pas appréhender A l’intérieur sous l’angle du procès, il faut l’appréhender sous l’angle de ses personnages.

Les Borgia, Alexandre Dumas

« Ce roman est issu des Crimes célèbres d’Alexandre Dumas (1839-1840), l’un des premiers recueils de Dumas. Modèle du Prince de Machiavel (l’une des lectures de Dumas), César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n’auront aucune limite, puisqu’il va jusqu’à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille : son frère aîné Francesco, les maris de sa soeur Lucrèce et les maîtresses qui eurent le malheur de se laisser attirer par son pouvoir et de partager son lit. Le poison qu’il verse finira cependant par se retourner contre lui…
Écrivant cette sanglante histoire, Dumas revient à la voluptueuse et cruelle Renaissance, cadre de son premier triomphe théâtral, Henri III et sa cour (1829). »

 

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En général, j’ai un peu de mal avec les grands classiques, et avec Alexandre Dumas en particulier, dont je n’ai pas aimé les 3 mousquetaires. Alors, j’ai cherché à relire Dumas, mais avec une oeuvre de jeunesses, écrites avant ses grands succès, et plus courtes, moins de 300 pages!

Dumas s’attache ici à retracer le parcours de la famille Borgia, et plus précisément de César Borgia, fils du pape Alexandre VI et modèle dont Machiavel s’est inspiré pour écrire Le prince. On retrace donc ici le parcours d’un stratège avide de pouvoir, à son apogée, entre 1492, date d’élection de Rodrigue Borgia comme pape, et 1504, date de sa mort.

 

Les Borgia sont connus comme étant une des familles les plus dévoyées de la renaissance: inceste, poisons,…Il y avait, sur ce sujet de quoi écrire un roman passionnant retraçant cette quête de pouvoir inouïe. mais ce n’est pas cela que nous sert Dumas, il s’agit plutôt ici d’un compte rendu très historique des campagnes militaires italienne à la fin du XVéme siècle.

Effectivement, moi qui ne connaissait absoluement rien au sujet, j’ai appris beaucoup  de choses sur ces campagnes italiennes…Mais le roman, bien que très court, est très difficile à lire, très peu romancée, avec beaucoup de noms italiens de sorte qu’il est difficile de se rappeler qui-est-qui. J’ai littéralement compté les pages pour réussir à finir ce livre.

J’aurai préféré que l’auteur se concentre plus sur la famille Borgia que sur les conquêtes militaires qu’elle a réalisée.  Cesar Borgia semble réellement un personnages captivant: fils d’un pape, entretenant des relations incestueuses avec sa soeur Lucrèce, il fait assassiner son frère, et bien d’autres dans sa quête effrénée de pouvoir.

Bref, une déception pour moi, encore un rendez vous manqué avec Dumas!

Le fantôme de la rue royale, JF Parot

« Les précédents succès de Nicolas Le Floch, protégé du Lieutenant de Police Sartine, agacent. On veut le mettre à l’écart.
Mais, alors que Paris célèbre le mariage du Dauphin par un feu d’artifice sur la Place Louis-XV, c’est la catastrophe : des carosses renversés, des centaines de victimes écrassées…
Notre tout jeune Commissaire de Police au Châtelet reprend du service. Au milieu des cadavres, une jeune femme tient serrée dans sa main une perle noire. Est-elle morte étouffée…ou étranglée? »

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1770,le dauphin, futur Louis XVI, se marie avec Marie-Antoinette et de grande fêtes sont organisées pour l’occasion. Mais pendant l’une de ces fêtes, des failles dans la sécurité conduisent à ce que plusieurs centaines de parisiens meurent écrasés sur la place Louis XV. Nicolas Le Floch, commissaire au Chatelet, aide à secourir les victimes, et repère parmi elles le corps d’une jeune fille qui ne semble pas avoir été écrasé mais étranglé.

Ce corps conduit Nicolas à enquêter sur la famille  Galaine, famille de marchands parisien bien peu ordinaire puisqu’ils hébèrgent un sauvage du Canada, et une servante qui semble possédée…

 

Troisième opus des enquêtes de Nicolas le Floch, Le fantôme de la rue royale ne m’a pas déçu! On retrouve ici les personnages récurrents des enquêtes précédentes: Nicolas, Sartine, Noblecourt, Bourdeau,… mais 9 ans après l’enquête précédente.

Il est agréable de circuler avec Nicolas au coeur du XVIII émé siècle, et dans chaque tome d’examiner différents éléments de la vie de l’époque. Cette fois, nous nous plongeons chez une famille de marchands, les Galaine, ce qui permet à l’auteur d’aborder les rapports de la France et du Canada, ainsi que les possessions démoniaques. Certains éléments passent en effet du côté surnaturels, chose que je n’ai pas tellement apprécié.

En définitive les enquêtes de Nicolas le Floch, loin d’être d’un suspens halletant, nous promettent une virée agréable dans le paris du XVIII émé siècle très bien réscucitée. pour autant, j’ai bien aimé cette enquête, mieux construite à mon goût que la précédente.

 

 

 

La fille cachée, Lisa Gardner

« Mélanie sait bien qu’elle a été adoptée, que le charmant Dr Harper Stokes, honorablement connu à Boston, n’est pas son véritable père. Mais elle est loin de se douter qu’elle est en réalité la fille de Russell Holmes, un assassin, condamné à mort et exécuté vingt ans plus tôt pour le meurtre de six enfants… dont la propre fille de Harper et de Patricia Stokes.
C’est un journaliste de presse à scandale qui lui fait cette révélation. Il n’a pas de preuve, bien sûr, mais des indices concordants ont forgé sa conviction. La petite fille qu’elle était alors n’a-t-elle pas été retrouvée comme par hasard, abandonnée et amnésique, à l’hôpital où travaillait justement Stokes, et au moment même de l’exécution de Russell Holmes ? Mais qui donc a intérêt à déterrer cette affaire ? Et pourquoi ces menaces, ces appels anonymes ? »

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Melanie Stokes, 29 ans, vit avec ses parents adoptifs, Patricia et Harper Stockes, dans leur grande demeure, à Boston. Bien qu’un drame ait frappée la famille 25 ans plus tôt, avec l’assassinat de Meagan, leur fille de 4 ans, par un célèbre tueur en série, Russel Lee Holmes, la famille Holmes ressemble à une famille modèle.

Pourtant depuis 6 mois, l’équilibre de la famille a été bouleversée: Brian, le fils aîné a annoncé son homosexualité, et Mélanie a rompue avec son fiancé, William. Alors quand Larry Digger annonce à Mélanie qu’elle est en réalité la fille biologique de Russel Lee Holmes, l’assassin de la première fille des Stockes, les choses se mettent à vaciller. D’autant plus que Harper Stockes est sous le coup d’une enquête de l’inspecteur David Riggs pour fraude médicale…

 

De Lisa Gardner, j’avais déjà lu un autre policier, Disparue, qui ne m’a pas laissé un profond souvenir. De même, je doute que La fille cachée reste dans ma mémoire longtemps.

Pourtant, l’intrigue policière ne manque ni d’intérêt, ni d’originalité, de facture classique, cette intrigue n’en reste pas moins de qualité.

Cependant, le roman pêche par le style de l’auteur, avec lequel je n’ai pas accroché du tout, et surtout par ses personnages, trop superficiels. Toute la galerie de personnages crée par Lisa Gardner dans cet opus avait de quoi être intéressants, avec chacun une histoire propre et une personnalité. cependant, en pratique ils sont tous traités de manière trop simpliste, en les survolant.

En conséquence, les thèmes que Lisa Gardner aurait pu aborder dans son livre (deuil d’un enfant, adoption d’un autre pour le remplacer notamment) sont totalement passés sous silence.

De plus, la romance que crée l’auteur m’a particulièrement tapé sur les nerfs, elle n’apporte rien à l’intrigue, ni aux personnages, et est loin d’être crédible.

En bref, il s’agit d’un roman policier sympathique avec une intrigue bien construite mais où je regrette que les  personnages ne soient pas mieux creusés.

 

L’homme au ventre de plomb, JF Parot

« Fin de l’année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l’expulsion des jésuites est en discussion et la marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur. Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des Paladins de Rameau à l’Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV. Durant la représentation, le comte et la comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu’à l’hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations. Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s’agit-il pas là de fausses apparences, d’une manipulation compliquée des divers partis qui s’affrontent secrètement à la Cour. »

 

 

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Et voici ma deuxième rencontre avec Nicolas Le Floch, ce jeune inspecteur parisien du XVIII émé siècle. Cette fois, ce n’est plus aux bourgeois et aux prostituées que Nicolas va devoir s’intéresser, mais aux nobles et à leurs intrigues.

En effet, le vicomte de Ruissec, fils de deux proches de Madame Adélaïde, fille de Louis XV, semble s’être suicidée. Nicolas est dépéché sur l’enquête, mais des intrigues politiques vont chercher à empêcher l’enquête, et de nouveaux crimes vont se produire.

Quel plaisir de retrouver Nicolas Le Floch et les autres personnages de Parot: Sartine, Noblecourt, Bourdeau, Semacgus,… J’ai été pour le moins ravie de me plonger de nouveau dans le paris du XVIII émé siècle, avec ses intrigues. Le style d’écriture est toujours aussi agréable, les personnages toujours aussi bien rendus et le Paris du XVIII émé siècle est toujours aussi bien maîtrisé par Parot.

Cependant, là ou le bas blesse, c’est l’intrigue policière. Contrairement au précédent volume ou l’intrigue policière était parfaitement menée, cette fois l’intrigue semble un peu trop alambiquée, confuse. j’ai parfois eu du mal à suivre les différents développements de l’enquête, qui me paraissaient peu logique, et la résolution de l’enquête ne m’a qu’en partie convaincue.

Cependant, je continue à apprécier les enquêtes de Parot et je lirai sans aucun doute le prochain volume des enquêtes de Nicolas Le Floch!

L’énigme des Blancs-Manteaux, Jean-François Parot

« 1761. Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour se mettre au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Nicolas prend vite du galon. Le voilà plongé dans une ténébreuse affaire. Meurtres, vols, corruption : secondé par l’inspecteur Bourdeau, il dénouera peu à peu les fils de cette enquête, qui touche de près le roi et la Pompadour… »

 

l'enigme des blancs manteaux

 

En 1761, Nicolas le Floch,un jeune clerc de notaire breton sans famille et sans noblesse, arrive sur Paris et entre dans la police sous les ordres direct de M. Sartine, lieutenant général de la police.

On l’envoie vivre chez le commissaire Lardin, qui par la suite disparaît. Les corps s’accumulent, et l’enquête est confié à Nicolas, enquête d’autant plus importante que le roi y est mêlé…

 

les enquêtes de Nicolas le Floch sont une série de romans sur le Paris du XVIII émé siècle qui comprend au moins 10 volumes. Dans ce premier tome, on fait la connaissance de Nicolas, un jeune enquêteur rusé et attachant, et d’une galerie de personnages qui nous permettent un regard sur le Paris bourgeois de l’époque. On rencontre ici un commissaire de police, sa femme et sa fille, des médecins qui se battent quand à l’usage de la saignée, un bourreau qui s’improvise expert en médecine légal, et aussi des prostituées, des voyous,…

Le roman nous immerge totalement dans l’ambiance de l’époque, avec une excellente connaissance par JF Parot de son sujet, jusqu’à nous détailler les différentes recettes goutés par les personnages.

L’enquête est également bien ficelée, même si la scène de résolution finale ne me convainc pas pleinement, l’enquête sait installer un certain suspens, avec un certain nombre de rebondissements. De plus, l’auteur nous donne une vision assez claire des moyens d’investigations de l’époque, sans tous nos moyens modernes.

Bref, un excellent roman, j’ai d’ailleurs l’intention de commencer le tome 2 des enquêtes de Nicolas le Floch immédiatement!

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

« Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. »

 

rien ne s'oppose à la nuit

Dans Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan dresse le portrait de Lucile, sa mère. Depuis son enfance au coeur d’une famille nombreuse, jusqu’à son suicide à 60 ans, Delphine retrace la vie de sa mère, s’interroge sur les raisons de l’instabilité de celle ci. En effet, Lucile était bipolaire et a passé sa vie à osciller entre folie et raison.

Je n’avais jamais lu Delphine de Vigan jusque là, et cette première lecture ne sera sans doute pas la dernière! Dans ce roman, l’auteure retrace le parcours de sa mère, avec le souci d’être la plus exacte, la plus juste possible.

Avant même de parler du résultat, j’admire beaucoup la démarche, ce souci de rendre justice à la femme qu’à été sa mère, sans cacher ses faiblesses, sa maladie, mais sans reproches non plus. L’auteure nous fait part au cours du livre de ses difficultés à écrire cette biographie, de sa peur de ne pas rendre justice à Lucile, de blesser ses proches aussi.

Cette biographie, séparée en trois partie distinctes (l’enfance de Lucile, sa vie d’adulte et sa fin), est presque une autobiographie en fait. Si l’enfance de Lucile est relatée d’un point de vue extérieur, très vite au début de la deuxième partie, le récit est fait à la première personne, et c’est le point de vue de Delphine sur sa mère que nous suivons. De telle sorte que je pourrais presque regretter certaines ellipse, certains non-dits qui se justifient car ils ne concernent pas Lucile mais l’auteure elle-même.

J’ai vraiment accroché à ce livre (que j’aurai du mal à appeler roman), le début de la deuxième partie m’a un peu décroché mais tous le reste est extrêmement prenant, émouvant, et très bien écrit.

A travers ce récit, l’auteure s’interroge sur la maladie de sa mère, sur ses causes, et sur son suicide aussi. Elle dresse aussi un portrait de sa famille qui est pour le moins émouvant, avec le souci de rester fidèle à chacun. Si le livre ne parle finalement que très peu de la mort de Lucile, au final c’est une très belle manière d’en faire le deuil.

 

Qui suis-je

Qui suis-je? Bonne question!

Sur la webosphère tu peux m’appeler Mina, tu pourras lire sur ce blog des chroniques de ce que j’aurai lu.

Dans la vie, je suis une étudiante en droit parisienne, souvent débordée et stressée. Longtemps j’ai lu de manière totalement compulsive, des caisses et des caisses de livres, puis avec les études je me suis un peu (beaucoup) calmée dans mes lectures, manque de temps. J’espère réussir aujourd’hui à me remettre à lire plus régulièrement, à force de ne pas le faire, j’avais presque oublié à quel point j’aimais ça!

Je lis un peu de tout, mais avec une préférence pour les genres policier, et fantasy 🙂